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    Orwell se retourne dans sa tombe - YouTube
    "Orwell se retourne dans sa tombe" de Robert Kane Pappas, se veut la critique définitive du quatrième pouvoir, considéré autrefois comme le bastion de la démocratie américaine.

    En se demandant si l’Amérique est entrée dans un monde orwellien au double langage où les mensonges peuvent passer pour la vérité, Pappas explore ce dont les médias n’aiment pas parler, c’est-à-dire eux-mêmes.

    Retraçant méticuleusement le processus par lequel les médias déforment et censurent les événements d’actualité, Pappas présente de fascinantes et éloquentes interventions de professionnels des médias. Parmi les intervenants, l’on trouve Charles Lewis, directeur du Centre pour l’Intégrité Publique; Vincent Bugliosi, ancien procureur de Los Angeles; le réalisateur et auteur Michael Moore; le Républicain Bernie Sanders; Danny Schecter, auteur et ancien producteur pour ABC et CNN; et Tony Benn, ancien membre du Parlement britannique.
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    CharlesLewis Docu GeorgeOrwell MichaelMoore Médias Pouvoir RobertKanePappas USA
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    Mondialisation: Quand le FMI Fabrique la Misère - Documentaire [HD] - YouTube
    Un documentaire de la BBC.

    Au temps des colonies, le Ghana s’appelait « la Côte de l’Or ». Ce pays a toujours beaucoup rapporté aux étrangers, mais la richesse ainsi pillée n’a jamais profité à la population. Quand le Ghana accède à l’indépendance en 1957, ses principales industries sont nationalisées. Des services publics gèrent la santé, l’éducation. Mais après une vingtaine d’années de corruption, l’économie s’effondre. Le FMI et la Banque Mondiale proposent alors leur programme structurel.

    [...] Le FMI et la BM ont demandé au Ghana d’orienter sa production pour l’exportation, sur deux matières premières, l’or et le cacao. [...] Les déblais des mines à ciel ouvert ont recouvert les cultures vivrières, rendant la population dépendante sur le plan alimentaire. Les compagnies minières ont fait appel à la force armée pour obtenir gain de cause : les villages et les écoles ont été ainsi détruits. [...] C’est cette même politique qui a rendu l’éducation, la santé et le service de l’eau inabordables, La BM a décrété que les pays endettés ne devaient plus dépenser d’argent pour les services publics de base comme la distribution de l’eau ou l’accès aux soins dans les hôpitaux publics. Ces services doivent s’autofinancer ; en clair, c’est à l’usager de payer l’addition. [...] Les conséquences humaines de cette politique sont désastreuses. Pour pouvoir satisfaire ses besoins vitaux, la lutte est quotidienne. (source).
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    - http://www.youtube.com/watch?v=9S28Wjpd1fg - Signaler un lien mort
    Afrique BanqueMondiale Corruption Docu Eau Economie FMI Ghana Misère Mondialisation Santé
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    ▶ L'astrophysique partie 1_3 - Vidéo Dailymotion
    Jean-Pierre Luminet

    Depuis son enfance en Provence où il se passionnait pour le noir derrière les étoiles, aux trous noirs qu’il nous raconte avec des boules dans un bas résille, jusqu’à l’univers chiffonné, fini et en expansion, Jean-Pierre Luminet nous fait rêver...
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    Astronomie Astrophysique Conférence Docu Science
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    ▶ LQR - La propagande du quotidien - YouTube
    Entretien (2006) avec Eric Hazan, éditeur et écrivain, autour de son livre « LQR la propagande du quotidien » publié aux éditions Raisons d’agir.
    « LQR » comme « Lingua Quintae Respublicae », cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits.

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=852
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    Docu Liberté Médias Politique Pouvoir Presse Propagande Travail
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    Les pirates de la Silicon Valley 1 - فيديو Dailymotion
    Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/xwi4sr_les-pirates-de-la-silicon-valley-2_tech

    Source : Wikipedia

    Les Pirates de la Silicon Valley relate les débuts de la micro-informatique individuelle aux États-Unis du début des années 1970 à la fin des années 1980 et met en scène la rivalité entre les célèbres duos Steve Jobs et Steve Wozniak, cofondateurs et PDG d'Apple, qui ont lancé les premiers Apple I et puis les Macintosh, largement basé sur les recherches du Palo Alto Research Center de Xerox et William Henry "Bill" Gates III et Paul Allen, cofondateurs de la société Microsoft, programmeurs du premier Altair Basic sur Altair 8800 puis diffuseur de MS-DOS puis de Windows et de logiciels de bureautique, comme Word et Multiplan et de nombreuses implémentations du langage BASIC sur IBM PC puis compatible PC.

    Après le succès mondial de l'Apple II qui a fait la fortune de la société Apple, son nouvel ordinateur, le Macintosh qui a plusieurs longueurs d'avance sur le couple IBM / Microsoft. Ce dernier a besoin, pour réussir son lancement, des logiciels de Microsoft. Apple lui prête un prototype avec la confiance que son Mac OS ne sera pas piraté mais Microsoft développe aussitôt sa variante Windows associé à la souris d'Apple dans le plus grand secret.

    Les deux hommes s'affrontent dans une compétition technologique et relationnelle au sommet et historique de pionniers visionnaires surdoués…
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    Apple BillGates Docu Histoire IBM Informatique Intel Microsoft SteveJobs
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    ▶ Les Origines du Sida - Reportage Complet - Entier 2013 - YouTube
    AUTEUR: Peter Chappell, Catherine Peix

    Le vaccin contre la polio est le premier vaccin à être fabriqué à partir de reins de singes. Comment le fabrique-t-on ? Quels sont les différents types de vaccins anti-polio ?

    Pour faire un vaccin, on commence par faire une culture à partir de reins de singes puis il faut :

    Prélever un morceau de tissu rénal et le diviser avec une paire de ciseaux.
    Laisser reposer cette suspension pour faire une monocouche de cellules.
    Ajouter le virus de la polio.
    Prélever ensuite le liquide de ces cultures.
    Filtrer pour enlever le reste des cellules. On obtient alors une suspension de virus. Soit on l’inactive avec du formol, soit on l’affaiblit par des passages successifs dans des cultures de cellules.

    Il existe deux types de vaccins :

    1) Le vaccin inactivé et injecté de Jonas Salk. Il contient des particules de virus de la polio qui ont été tuées dans du

    formol. L’immunité qu’il confère est temporaire et nécessite trois injections successives. Pour fabriquer son vaccin, Jonas Salk utilise des reins de macaques Rhésus.

    2) Les vaccins vivants atténués de Albert Sabin et de Hilary Koprowski.
    Ils contiennent des particules de virus de la polio qui sont vivantes, mais affaiblies au cours d’un long processus où l’on passe le virus dans des cultures de cellules, jusqu’à ce que sa capacité à déclencher la maladie disparaisse. Ce vaccin est administré par la bouche et est efficace dès la première prise. Les notes de laboratoires d’Albert Sabin attestent qu’il utilisait des reins de macaques Rhésus ou de macaques synomolgus. Hilary Koprowski a « perdu » toute documentation permettant de prouver l’espèce de singe qu’il a utilisée. Il nie avoir utilisé des chimpanzés.

    La course au vaccin

    Dans les années 50, les Etats-Unis sont en guerre contre la polio, ce fléau qui attaque les enfants. C’est le début d’une course au vaccin entre les plus grands scientifiques : Jonas Salk, Albert Sabin et Hilary Koprowski. Chronologie.

    27 février 1950 : Hilary Koprowski est le premier à tester son prototype de vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur un enfant américain de Letchworth village.

    12 avril 1955 : Le vaccin de Jonas Salk est homologué. C’est un vaccin qui utilise un virus inactivé, autrement dit « tué » et qui nécessite trois injections. Une campagne de vaccination de masse suit cette homologation aux Etats- Unis. 90 millions d’Américains seront vaccinés.

    23 avril 1955 : Drame autour de la vaccination antipoliomyélite : 260 enfants ayant reçu le vaccin Salk tombent malades, onze d’entre eux meurent. Des lots de vaccins provenant des laboratoires Cutter (en Californie) étaient défectueux : ils contenaient encore du virus vivant.

    Mai 1955-1960 : Ce drame relance la course au vaccin entre Albert Sabin, au Children’s Hospital Research Foundation (Cincinnati), et Hilary Koprowski, d’abord au Laboratoire Lederle (Pearl River, État de New York) puis au Wistar Institute de Philadelphie.

    1958-1959 : Albert Sabin teste son vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur 6 millions d’enfants en URSS.

    1957-1960 : Hilary Koprowski teste son vaccin expérimental « CHAT » sur 1 million d’Africains du Congo belge.

    Novembre 1958 : Albert Sabin analyse le vaccin « CHAT » de Hilary Koprowski et découvre qu’il est instable et contaminé par un virus inconnu.

    Novembre 1958 : L’OMS désapprouve dans une lettre confidentielle les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.

    Printemps 1960 : Le vaccin oral d’Albert Sabin est homologué et utilisé dans le monde entier pour les campagnes de vaccinations de masse.

    Durant l’été 1955, Hilary Koprowski et Ghislain Courtois, virologue et directeur du laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge), se rencontrent lors d’un colloque au Kenya et décident de créer un camp d’élevage de chimpanzés pour faire officiellement des recherches sur l’hépatite et la polio.
    Chronologie.

    Hilary Koprowski et le Congo belge

    1er mai 1956 : Le projet aboutit : ouverture du Camp Lindi, situé en retrait de Stanleyville. Ghislain Courtois en est le directeur.

    Janvier 1957 : Plus de 200 chimpanzés sont déjà arrivés au Camp Lindi. Février 1957 : Ghislain Courtois reçoit Hilary Koprowski pour la première fois au Camp Lindi. Ils immortalisent cette visite par une photo « officielle » devant la pancarte du camp.

    Mars 1957 : Premières vaccinations de 4228 personnes avec le vaccin oral expérimental « CHAT » de Hilary Koprowski à Stanleyville.

    1er mai 1957 : Hilary Koprowski quitte les laboratoires Lederle à Pearl River dans l’État de New York (Etats-Unis) avec son vaccin oral expérimental « CHAT ». Il devient directeur du Wistar Institute à Philadelphie.

    1er octobre 1957 : Inauguration en présence de Hilary Koprowski, Ghislain Courtois et toute l’équipe des médecins belges du nouveau laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge). Ce laboratoire est immense et possède la technologie de pointe de l’époque.

    26 décembre 1957 : Deux ans et demi après l’ouverture du camp, Gilbert Rollais, le chasseur officiel du camp et son équipe de Pygmées ramènent le 401e chimpanzé au Camp Lindi. 1er février 1958 : Fritz Deinhardt, spécialiste en cultures de tissus au Children’s Hospital de Philadelphie arrive à Stanleyville pour, officiellement, faire des recherches sur l’hépatite.

    Du 24 février au 10 avril 1958 : En l’espace de six semaines, 215 504 personnes sont vaccinées avec le vaccin « CHAT 10A11 » dans la vallée de la Ruzizi, frontière entre le Congo belge, le Rwanda et le Burundi.
    Novembre 1958 : L’OMS désapprouve les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.

    1959 : Dans le cadre de leurs recherches, Joseph Vandepitte et Arno
    Motulsky font le tour du Congo belge et collectent 2000 échantillons de sang humain.

    En 1985, le chercheur André Nahmias découvrira que l’un de ces échantillons est positif au VIH...

    Juin 1960 : Indépendance du Congo belge.
    La situation politique entraîne la fermeture du Camp Lindi dans lequel il reste 50 chimpanzés. Au total, un million de personnes ont reçu le vaccin expérimental Science sans conscience ?
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    Docu Histoire Médecine Science SIDA VIH
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    Les Trotskystes - Vidéo Dailymotion
    Documentaire. Réalisé par Guy Girard. Scénario de Claude Askolovitch. Avec la collaboration de Jean Puyade. Musique de Jean-François Pauvros. Produit par JEM Productions.

    De Paris à Buenos Aires, de Jérusalem à Saint-Pétersbourg, des lendemains de la révolution d’Octobre en Russie aux récentes luttes syndicales en Amérique latine, entre road movie, histoire et inventaire, Guy Richard et Claude Askolovitch dressent un état des lieux de la nébuleuse trotskyste : ses fortes têtes, ses combats, ses désillusions, ses espoirs tenaces.On les a accusé d’être sectaires, secrets, parano, manipulateurs, hautains ; on leur a reproché de pratiquer l’entrisme, le noyautage, la déstabilisation, l’agitation, la scission systématique. D’être tout bonnement des emmerdeurs. Et il y avait souvent du vrai là-dedans. Mais peu de courants politiques ont été aussi haïs, peu de militants autant détestés, calomniés, trahis, pourchassés, jugés, emprisonnés, déportés, exécutés, assassinés… "Je ne conseille pas à mes enfants d’être trotskystes comme moi, confie Hoang Don Tri, vieux militant vietnamien de la première heure, il faut tout donner, jusqu’à sa vie, parfois, et ne recevoir que des coups et des insultes."

    Après la mort de Lénine (1924), l’opposition entre Staline et Trotsky ne cesse de se durcir. C’est moins un problème de personnes, comme on l’a parfois prétendu, qu’une question de modèles et de programmes antagonistes : bureaucratie et construction du socialisme dans un seul pays, d’un côté, prolétariat et appel à la révolution mondiale, de l’autre. L’affrontement entre les deux hommes tourne comme on sait en défaveur de Trotski, exclu du PC, déporté puis banni d’URSS en 1929, menant en Turquie, en France, en Norvège une vie d’exilé aux abois, pourchassé par les sbires de Staline, expulsé par les autorités, mais nouant des contacts et travaillant sans relâche à dénoncer la trahison des idéaux révolutionnaires et de l’héritage de Lénine par Staline et ses bureaucrates. Et surtout – la grande œuvre de sa vie – jetant les bases de ce qui deviendra en 1938 la IVe Internationale.

    C’est évidemment trop pour le maître du Kremlin, qui avait pensé mettre son rival hors-jeu. Au cours des sinistres procès de Moscou, en 1936, l’accusation de trotskysme sert opportunément à désigner tout ce qui ressemble à une opposition de gauche à Staline. Puis c’est la répression. À l’intérieur du pays. Un million de fusillés, dit-on, rien que dans la région de Moscou entre 1937 et 1941. A l’extérieur également. On traque les "hitléro-trotskystes", les hyènes fascistes, on calomnie, on liquide en Espagne les anarchistes de la CNT et les marxistes antistaliniens du POUM – on liquide surtout à vrai dire tout risque de révolution à l’extérieur de l’URSS. En août 1940, Ramon Mercader, alias Jacques Mornard, alias Frank Jackson, espion stalinien et tueur professionnel du NKVD sous le nom de code de Gnome, finit par assassiner le proscrit, qui avait trouvé refuge non loin de Mexico auprès de Diego Rivera et Frida Kahlo. Staline semble tenir sa victoire. Et, de fait, c’est un rude coup pour les partisans du "Vieux", se souvient l’éditeur Maurice Nadeau, devenu trotskyste en 1934 après sa rencontre avec Pierre Naville. "Il a fini par l’avoir". Mais, au lieu d’un vaincu, Trotsky fait désormais figure de révolutionnaire incorruptible qui a payé de sa vie la fidélité à ses idées.
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    La puce électronique : un Big Brother en miniature ? - Vidéo Dailymotion
    (Allemagne, 2006, 52mn)
    HR
    Réalisateur: Henning Burk

    Déjà utilisées pour identifier nos cartes bancaires ou tracer des marchandises, les puces électroniques pourraient s'incruster partout, même sous notre peau. Entre nouvelles applications technologiques et contrôle social croissant, un étonnant documentaire d'anticipation.

    La Radio frequency identification (RFID) est un système d'identification basé sur la radiofréquence : une étiquette munie d'une puce, d'un code-barres et d'une antenne minuscule permet, grâce à un signal radio, d'identifier et de localiser immédiatement l'objet dans lequel elle est intégrée. Le développement de ce dispositif, déjà utilisé pour tracer les marchandises, pourrait révolutionner non seulement l'industrie mais aussi la vie de chacun. À partir de projets pilotes, ce documentaire anticipe ses différentes applications possibles : automatisation de l'industrie, gestion des stocks, prévention des vols, détection des contrefaçons, distribution de médicaments dans les hôpitaux... Le film va même plus loin en envisageant l'implantation de la puce chez l'homme, ou encore l'identification systématique de l'individu grâce à ses papiers ou à son portable. Une perspective qui, malgré des aspects positifs, éveille les soupçons : bien moins que la crainte d'une société sous haute surveillance telle que la décrivait Orwell dans 1984, c'est plutôt l'exploitation par le marketing qui peut alarmer. En pistant nos comportements et nos habitudes de consommation, les marques pourraient en effet commercialiser tous les aspects de notre vie.
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    ▶ La géothermie : une perspective d'avenir pour la Belgique, par Yves Quinif (UMONS) - YouTube
    "Le développement de l'Homme, au cours de ses civilisations, a toujours été lié à sa consommation en énergie. Après une très longue période où les seules énergies disponibles étaient peu répandues (l'Homme lui-même, les animaux, le feu, le vente et l'eau), la découverte des énergies fossiles a révolutionné son développement. Les conséquences sont énormes, en termes de modifications de l'environnement mais aussi d'épuisement de ses ressources. Le besoin est à présent fondamental de se tourner vers d'autres sources d'énergie si possible non polluantes.
    La géothermie fait partie de ces nouvelles ressources. Dépendant de la chaleur de la terre, que l'on peut considérer comme inépuisable à l'échelle de l'Homme, elle est paradoxalement assez peu connues, notamment de nos dirigeants. Or, des ressources à moyenne température ont été identifiées dans le Bassin de Mons : « l'eau chaude de Saint-Ghislain », ainsi appelée car ayant été découverte lors du forage profond d'exploration géologique situé dans le territoire de cette localité. Utilisée sur deux seuls forages, cette ressource est prometteuse comme source de chauffage. D'autres possibilités existent à plus grande profondeur, avec la perspective de produire de l'électricité.

    Conférence présentée en 2010 à l'UMONS, dans le cadre du cycle Sciences-Clés du future - 2.
    "L'exposé s'axe sur la découverte et l'explication de la géothermie hainuyère. Une introduction définit la notion d'énergie disponible pour l'Homme dans le Système solaire, ainsi qu'une vision historique. Enfin, la géothermie de haute température et les perspectives belges sont évoquées."
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    Belgique Conférence Energie Géothermie
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    Les dettes publiques - Louis Even - Vidéo Dailymotion
    “L’Île des naufragés” fut l’une des premières histoires écrites par Louis Even, et demeure l’un des plus populaires pour faire comprendre la création de l’argent :

    L’Île des naufragés”, par Louis Even, publié sur le site du journal “Vers Demain”.

    1- Sauvés du naufrage

    Une explosion a détruit leur bateau. Chacun s’agrippait aux premières pièces flottantes qui lui tombaient sous la main. Cinq ont fini par se trouver réunis sur cette épave, que les flots emportent à leur gré. Des autres compagnons de naufrage, aucune nouvelle. Depuis des heures, de longues heures, ils scrutent l’horizon : quelque navire en voyage les apercevrait-il ? Leur radeau de fortune échouerait-il sur quelque rivage hospitalier ? Tout à coup, un cri a retenti : Terre ! Terre là-bas, voyez ! Justement dans la direction où nous poussent les vagues ! Et à mesure que se dessine, en effet, la ligne d’un rivage, les figures s’épanouissent. Ils sont cinq : François, le grand et vigoureux charpentier qui a le premier lancé le cri : Terre ! Paul, cultivateur ; c’est lui que vous voyez en avant, à gauche, à genoux, une main à terre, l’autre accrochée au piquet de l’épave ; Jacques, spécialisé dans l’élevage des animaux : c’est l’homme au pantalon rayé qui, les genoux à terre, regarde dans la direction indiquée ; Henri, l’agronome horticulteur, un peu corpulent, assis sur une valise échappée au naufrage ; Thomas, le prospecteur minéralogiste, c’est le gaillard qui se tient debout en arrière, avec une main sur l’épaule du charpentier.



    2- Une île providentielle

    Remettre les pieds sur une terre ferme, c’est pour nos hommes un retour à la vie. Une fois séchés, réchauffés, leur premier empressement est de faire connaissance avec cette île où ils sont jetés loin de la civilisation. Cette île qu’ils baptisent L’Île des Naufragés. Une rapide tournée comble leurs espoirs. L’île n’est pas un désert aride. Ils sont bien les seuls hommes à l’habiter actuellement. Mais d’autres ont dû y vivre avant eux, s’il faut en juger par les restes de troupeaux demi-sauvages qu’ils ont rencontrés ici et là. Jacques, l’éleveur, affirme qu’il pourra les améliorer et en tirer un bon rendement. Quant au sol de l’île, Paul le trouve en grande partie fort propice à la culture. Henri y a découvert des arbres fruitiers, dont il espère pouvoir tirer grand profit. François y a remarqué surtout les belles étendues forestières, riches en bois de toutes sortes : ce sera un jeu d’abattre des arbres et de construire des abris pour la petite colonie. Quant à Thomas, le prospecteur, ce qui l’a intéressé, c’est la partie la plus rocheuse de l’île. Il y a noté plusieurs signes indiquant un sous-sol richement minéralisé. Malgré l’absence d’outils perfectionnés, Thomas se croit assez d’initiative et de débrouillardise pour transformer le minerai en métaux utiles. Chacun va donc pouvoir se livrer à ses occupations favorites pour le bien de tous. Tous sont unanimes à louer la Providence du dénouement relativement heureux d’une grande tragédie.

    3- Les véritables richesses

    Et voilà nos hommes à l’ouvrage. Les maisons et des meubles sortent du travail du charpentier. Les premiers temps, on s’est contenté de nourriture primitive. Mais bientôt les champs produisent et le laboureur a des récoltes. À mesure que les saisons succèdent aux saisons, le patrimoine de l’île s’enrichit. Il s’enrichit, non pas d’or ou de papier gravé, mais des véritables richesses : des choses qui nourrissent, qui habillent, qui logent, qui répondent à des besoins. La vie n’est pas toujours aussi douce qu’ils souhaiteraient. Il leur manque bien des choses auxquelles ils étaient habitués dans la civilisation. Mais leur sort pourrait être beaucoup plus triste. D’ailleurs, ils ont déjà connu des temps de crise au Canada. Ils se rappellent les privations subies, alors que des magasins étaient trop pleins à dix pas de leur porte. Au moins, dans l’Île des Naufragés, personne ne les condamne à voir pourrir sous leurs yeux des choses dont ils ont besoin. Puis les taxes sont inconnues. Les ventes par le shérif ne sont pas à craindre. Si le travail est dur parfois, au moins on a le droit de jouir des fruits du travail. Somme toute, on exploite l’île en bénissant Dieu, espérant qu’un jour on pourra retrouver les parents et les amis, avec deux grands biens conservés : la vie et la santé.

    4- Un inconvénient majeur

    Nos hommes se réunissent souvent pour causer de leurs affaires. Dans le système économique très simplifié qu’ils pratiquent, une chose les taquine de plus en plus : ils n’ont aucune espèce de monnaie. Le troc, l’échange direct de produits contre produits, a ses inconvénients. Les produits à échanger ne sont pas toujours en face l’un de l’autre en même temps. Ainsi, du bois livré au cultivateur en hiver ne pourra être remboursé en légumes que dans six mois. Parfois aussi, c’est un gros article livré d’un coup par un des hommes, et il voudrait en retour différentes petites choses produites par plusieurs des autres hommes, à des époques différentes. Tout cela complique les affaires. S’il y avait de l’argent dans la circulation, chacun vendrait ses produits aux autres pour de l’argent. Avec l’argent reçu, il achèterait des autres les choses qu’il veut, quand il les veut et qu’elles sont là. Tous s’entendent pour reconnaître la commodité que serait un système d’argent. Mais aucun d’eux ne sait comment en établir un. Ils ont appris à produire la vraie richesse, les choses. Mais ils ne savent pas faire les signes, l’argent. Ils ignorent comment l’argent commence, et comment le faire commencer quand il n’y en a pas et qu’on décide ensemble d’en avoir… Bien des hommes instruits seraient sans doute aussi embarrassés ; tous nos gouvernements l’ont bien été pendant dix années avant la guerre. Seul, l’argent manquait au pays, et le gouvernement restait paralysé devant ce problème.

    5- Arrivée d’un réfugié

    Un soir que nos hommes, assis sur le rivage, ressassent ce problème pour la centième fois, ils voient soudain approcher une chaloupe avironnée par un seul homme. On s’empresse d’aider le nouveau naufragé. On lui offre les premiers soins et on cause. On apprend qu’il a lui aussi échappé à un naufrage, dont il est le seul survivant. Son nom : Martin Golden. Heureux d’avoir un compagnon de plus, nos cinq hommes l’accueillent avec chaleur et lui font visiter la colonie.
    - « Quoique perdus loin du reste du monde, lui disent-ils, nous ne sommes pas trop à plaindre. La terre rend bien ; la forêt aussi. Une seule chose nous manque : nous n’avons pas de monnaie pour faciliter les échanges de nos produits. »
    - « Bénissez le hasard qui m’amène ici ! Répond Martin. L’argent n’a pas de mystère pour moi. Je suis un banquier, et je puis vous installer en peu de temps un système monétaire qui vous donnera satisfaction. »
    Un banquier ! Un banquier ! Un ange venu tout droit du ciel n’aurait pas inspiré plus de révérence. N’est-on pas habitué, en pays civilisé, à s’incliner devant les banquiers, qui contrôlent les pulsations de la finance ?

    6- Le dieu de la civilisation

    - « Monsieur Martin, puisque vous êtes banquier, vous ne travaillerez pas dans l’île. Vous allez seulement vous occuper de notre argent. »
    - « Je m’en acquitterai avec la satisfaction, comme tout banquier, de forger la prospérité commune. »
    - « Monsieur Martin, on vous bâtira une demeure digne de vous. En attendant, peut-on vous installer dans l’édifice qui sert à nos réunions publiques ? »
    - « Très bien, mes amis. Mais commençons par décharger les effets de la chaloupe que j’ai pu sauver dans le naufrage : une petite presse, du papier et accessoires, et surtout un petit baril que vous traiterez avec grand soin. »
    On décharge le tout. Le petit baril intrigue la curiosité de nos braves gens.
    - « Ce baril, déclare Martin, c’est un trésor sans pareil. Il est plein d’or ! »
    Plein d’or ! Cinq âmes faillirent s’échapper de cinq corps. Le dieu de la civilisation entré dans l’Ile des Naufragés. Le dieu jaune, toujours caché, mais puissant, terrible, dont la présence, l’absence ou les moindres caprices peuvent décider de la vie de 100 nations !
    - « De l’or ! Monsieur Martin, vrai grand banquier ! Recevez nos hommages et nos serments de fidélité. »
    - « De l’or pour tout un continent, mes amis. Mais ce n’est pas de l’or qui va circuler. Il faut cacher l’or : l’or est l’âme de tout argent sain. L’âme doit rester invisible. Je vous expliquerai tout cela en vous passant de l’argent. »

    7- Un enterrement sans témoin

    Avant de se séparer pour la nuit, Martin leur pose une dernière question :
    - « Combien vous faudrait-il d’argent dans l’île pour commencer, pour que les échanges marchent bien ? » On se regarde. On consulte humblement Martin lui-même. Avec les suggestions du bienveillant banquier, on convient que 200 $ pour chacun paraissent suffisants pour commencer. Rendez-vous fixé pour le lendemain soir. Les hommes se retirent, échangent entre eux des réflexions émues, se couchent tard, ne s’endorment bien que vers le matin, après avoir longtemps rêvé d’or les yeux ouverts. Martin, lui, ne perd pas de temps. Il oublie sa fatigue pour ne penser qu’à son avenir de banquier. À la faveur du petit jour, il creuse un trou, y roule son baril, le couvre de terre, le dissimule sous des touffes d’herbe soigneusement placées, y transplante même un petit arbuste pour cacher toute trace. Puis, il met en œuvre sa petite presse, pour imprimer mille billets d’un dollar. En voyant les billets sortir, tout neufs, de sa presse, il songe en lui-même :
    - « Comme ils sont faciles à faire, ces billets ! Ils tirent leur valeur des produits qu’ils vont servir à acheter. Sans produits, les billets ne vaudraient rien. Mes cinq naïfs de clients ne pensent pas à cela. Ils croient que c’est l’or qui garantit les piastres. Je les tiens par leur ignorance ! »
    Le soir venu, les cinq arrivent en courant près de Martin.

    8- À qui l’argent frais fait ?

    Cinq piles de billets étaient là, sur la table.
    - « Avant de vous distribuer cet argent, dit le banquier, il faut s’entendre. L’argent est basé sur l’or. L’or, placé dans la voûte de ma banque, est à moi. Donc, l’argent est à moi… Oh ! Ne soyez pas tristes. Je vais vous prêter cet argent, et vous l’emploierez à votre gré. En attendant, je ne vous charge que l’intérêt. Vu que l’argent est rare dans l’île, puisqu’il n’y en a pas du tout, je crois être raisonnable en demandant un petit intérêt de 8 pour cent seulement. »
    - « En effet, Monsieur Martin, vous êtes très généreux. »
    - « Un dernier point, mes amis. Les affaires sont les affaires, même entre grands amis. Avant de toucher son argent, chacun de vous va signer ce document : c’est l’engagement par chacun de rembourser capital et intérêts, sous peine de confiscation par moi de ses propriétés. Oh ! Une simple garantie. Je ne tiens pas du tout à jamais avoir vos propriétés, je me contente d’argent. Je suis sûr que vous garderez vos biens et que vous me rendrez l’argent. »
    - « C’est plein de bons sens, Monsieur Martin. Nous allons redoubler d’ardeur au travail et tout rembourser. »
    - « C’est cela. Et revenez me voir chaque fois que vous avez des problèmes. Le banquier est le meilleur ami de tout le monde… Maintenant, voici à chacun ses deux cents dollars. » Et nos cinq hommes s’en vont ravis, les piastres plein les mains et plein la tête.

    9- Un problème d’arithmétique

    L’argent de Martin a circulé dans l’île. Les échanges se sont multipliés en se simplifiant. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec respect et gratitude. Cependant, le prospecteur, est inquiet. Ses produits sont encore sous terre. Il n’a plus que quelques piastres en poche. Comment rembourser le banquier à l’échéance qui vient ? Après s’être longtemps creusé la tête devant son problème individuel, Thomas l’aborde socialement :
    « Considérant la population entière de l’île, songe-t-il, sommes-nous capables de tenir nos engagements ? Martin a fait une somme totale de 1000 $. Il nous demande au total 1080 $. Quand même nous prendrions ensemble tout l’argent de l’île pour le lui porter, cela ferait 1000 pas 1080. Personne n’a fait les 80 $ de plus. Nous faisons des choses, pas des piastres. Martin pourra donc saisir toute l’île, parce que tous ensemble, nous ne pouvons rembourser capital et intérêts. Si ceux qui sont capables remboursent pour eux-mêmes sans se soucier des autres, quelques-uns vont tomber tout de suite, quelques autres vont survivre. Mais le tour des autres viendra et le banquier saisira tout. Il vaut mieux s’unir tout de suite et régler cette affaire socialement. »
    Thomas n’a pas de peine à convaincre les autres que Martin les a dupés. On s’entend pour un rendez-vous général chez le banquier.

    10- Bienveillance du banquier

    Martin devine leur état d’âme, mais fait bon visage. L’impulsif François présente le cas :
    - « Comment pouvons-nous vous apporter 1080 $ quand il n’y a que 1000 $ dans toute l’île ? »
    - « C’est l’intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n’a pas augmenté ? »
    - « Oui, mais l’argent, lui, n’a pas augmenté. Or, c’est justement de l’argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul pouvez faire de l’argent. Or vous ne faites que 1000 $ et vous demandez 1080 $. C’est impossible ! »
    - « Attendez, mes amis. Les banquiers s’adaptent toujours aux conditions, pour le plus grand bien du public… Je ne vais vous demander que l’intérêt. Rien que 80$. Vous continuerez de garder le capital. »
    - « Vous nous remettez notre dette ? »
    - « Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous me devrez encore tout l’argent prêté. Mais vous ne me remettrez chaque année que l’intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur intérêt, parce que l’argent va de l’un à l’autre. Mais organisez-vous en nation, et convenez d’un système de collection. On appelle cela taxer. Vous taxerez davantage ceux qui auront plus d’argent, les autres moins. Pourvu que vous m’apportiez collectivement le total de l’intérêt, je serai satisfait et votre nation se portera bien. »
    Nos hommes se retirent, mi-calmés, mi-pensifs.

    11- L’extase de Martin Golden

    Martin est seul. Il se recueille. Il conclut :
    « Mon affaire est bonne. Bons travailleurs, ces hommes, mais ignorants. Leur ignorance et leur crédulité font ma force. Ils voulaient de l’argent, je leur ai passé des chaînes. Ils m’ont couvert de fleurs pendant que je les roulais. Oh ! Grand banquier, je sens ton génie de banquier s’emparer de mon être. Tu l’as bien dit, illustre maître : "Qu’on m’accorde le contrôle de la monnaie d’une nation et je me fiche de qui fait ses lois". Je suis le maître de l’Ile des Naufragés, parce que je contrôle son système d’argent. Je pourrais contrôler un univers. Ce que je fais ici, moi, Martin Golden, je puis le faire dans le monde entier. Que je sorte un jour de cet îlot : je sais comment gouverner le monde sans tenir de sceptre. »
    Et toute la structure du système bancaire se dresse dans l’esprit ravi de Martin.

    12- Crise de la vie chère

    Cependant, la situation empire dans l’Île des Naufragés. La productivité a beau augmenter, les échanges ralentissent. Martin pompe régulièrement ses intérêts. Il faut songer à mettre de l’argent de côté pour lui. L’argent colle, il circule mal. Ceux qui paient le plus de taxes crient contre les autres et haussent leurs prix pour trouver une compensation. Les plus pauvres, qui ne paient pas de taxes, crient contre la cherté de la vie et achètent moins. Le moral baisse, la joie de vivre s’en va. On n’a plus de cœur à l’ouvrage. À quoi bon ? Les produits se vendent mal ; et quand ils se vendent, il faut donner des taxes pour Martin. On se prive. C’est la crise. Et chacun accuse son voisin de manquer de vertu et d’être la cause de la vie chère. Un jour, Henri, réfléchissant au milieu de ses vergers, conclut que le « progrès » apporté par le système monétaire du banquier a tout gâté dans l’île. Assurément, les cinq hommes ont leurs défauts ; mais le système de Martin nourrit tout ce qu’il y a de plus mauvais dans la nature humaine. Henri décide de convaincre et de rallier ses compagnons. Il commence par Jacques. Cela est vite fait :
    « Eh ! Dit Jacques, je ne suis pas savant, moi ; mais il y a longtemps que je le sens : le système de ce banquier-là est plus pourri que le fumier de mon étable du printemps dernier ! »
    Tous sont convaincus l’un après l’autre, et une nouvelle entrevue avec Martin est décidée.

    13- Chez le forgeur de chaînes

    Ce fut une tempête chez le banquier :
    - « L’argent est rare dans l’île, Monsieur, parce que vous nous l’ôtez. On vous paie, on vous paie, et on vous doit encore autant qu’au commencement. On travaille, on fait de plus belles terres, et nous voilà plus mal pris qu’avant votre arrivée. Dette ! Dette ! Dette par-dessus la tête ! »
    - « Allons, mes amis, raisonnons un peu. Si vos terres sont plus belles, c’est grâce à moi. Un bon système bancaire est le plus bel actif d’un pays. Mais pour en profiter, il faut garder avant tout la confiance dans le banquier. Venez à moi comme à un père… Vous voulez d’autre argent ? Très bien. Mon baril d’or vaut bien des fois mille dollars… Tenez, je vais hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter un autre mille dollars tout de suite. »
    - « Deux fois plus de dette ? Deux fois plus d’intérêt à payer tous les ans, sans jamais finir ? »
    - « Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre richesse foncière ; et vous ne me rendrez jamais que l’intérêt. Vous empilerez les emprunts ; vous appellerez cela dette consolidée. Dette qui pourra grossir d’année en année. Mais votre revenu aussi. Grâce à mes prêts, vous développerez votre pays. »
    - « Alors, plus notre travail fera l’île produire, plus notre dette totale augmentera ? »
    - « Comme dans tous les pays civilisés. La dette publique est un baromètre de la prospérité. »

    14- Le loup mange les agneaux

    - « C’est cela que vous appelez monnaie saine, Monsieur Martin ? Une dette nationale devenue nécessaire et impayable, ce n’est pas sain, c’est malsain. »
    - « Messieurs, toute monnaie saine doit être basée sur l’or et sortir de la banque à l’état de dette. La dette nationale est une bonne chose : elle place ; les gouvernements sous la sagesse incarnée dans les banquiers. À titre de banquier, je suis un flambeau de la civilisation dans votre île. »
    - « Monsieur Martin, nous ne sommes que des ignorants, mais nous ne voulons point de cette civilisation-là ici. Nous n’emprunterons plus un seul sou de vous. Monnaie saine ou pas saine, nous ne voulons plus faire affaire avec vous. »
    - « Je regrette cette décision maladroite, Messieurs. Mais si vous rompez avec moi, j’ai vos signatures. Remboursez-moi immédiatement tout, capital et intérêts. »
    - « Mais c’est impossible, Monsieur. Quand même on vous donnerait tout l’argent de l’île, on ne serait pas quitte. »
    - « Je n’y puis rien. Avez-vous signé, oui ou non ? Oui ? Eh bien, en vertu de la sainteté des contrats, je saisis toutes vos propriétés gagées, tel que convenu entre nous, au temps où vous étiez si contents de m’avoir. Vous ne voulez pas servir de bon gré la puissance suprême de l’argent, vous la servirez de force. Vous continuerez à exploiter l’île, mais pour moi et à mes conditions. Allez. Je vous passerai mes ordres demain. »

    15- Le contrôle des médias

    Martin sait que celui qui contrôle le système d’argent d’une nation contrôle cette nation. Mais il sait aussi que, pour maintenir ce contrôle, il faut entretenir le peuple dans l’ignorance et l’amuser avec autre chose. Martin a remarqué que, sur les cinq insulaires, deux sont conservateurs et trois sont libéraux. Cela paraît dans les conversations des cinq, le soir, surtout depuis qu’ils sont devenus ses esclaves. On se chicane entre bleus et rouges. De temps en temps, Henri, moins partisan, suggère une force dans le peuple pour faire pression sur les gouvernants… Force dangereuse pour toute dictature. Martin va donc s’appliquer à envenimer leurs discordes politiques le plus possible. Il se sert de sa petite presse et fait paraître deux feuilles hebdomadaires : “Le Soleil”, pour les rouges ; “L’Étoile”, pour les bleus. “Le Soleil” dit en substance : Si vous n’êtes plus les maîtres chez vous, c’est à cause de ces arriérés de bleus, toujours collés aux gros intérêts. “L’Étoile” dit en substance : Votre dette nationale est l’œuvre des maudits rouges, toujours prêts aux aventures politiques. Et nos deux groupements politiques se chamaillent de plus belle, oubliant le véritable forgeur de chaînes, le contrôleur de l’argent, Martin.

    16- Une épave précieuse

    Un jour, Thomas, le prospecteur, découvre, échouée au fond d’une anse, au bout de l’île et voilée par de hautes herbes, une chaloupe de sauvetage, sans rame, sans autre trace de service qu’une caisse assez bien conservée. Il ouvre la caisse : outre du linge et quelques menus effets, son attention s’arrête sur un livre album en assez bon état, intitulé : “Première année de Vers Demain”. Curieux, notre homme s’assied et ouvre ce volume. Il lit. Il dévore. Il s’illumine :
    « Mais, s’écrie-t-il, voilà ce qu’on aurait dû savoir depuis longtemps. L’argent ne tire nullement sa valeur de l’or, mais des produits que l’argent achète. L’argent peut être une simple comptabilité, les crédits passant d’un compte à l’autre selon les achats et les ventes. Le total de l’argent en rapport avec le total de la production. À toute augmentation de production, doit correspondre une augmentation équivalente d’argent… Jamais d’intérêt à payer sur l’argent naissant… Le progrès représenté, non pas par une dette publique, mais par un dividende égal à chacun… Les prix, ajustés au pouvoir d’achat par un coefficient des prix. Le Crédit Social… »
    Thomas n’y tient plus. Il se lève et court, avec son livre, faire part de sa splendide découverte à ses quatre compagnons.

    17- L’argent, simple comptabilité

    Et Thomas s’installe professeur :
    « Voici, dit-il, ce qu’on aurait pu faire, sans le banquier, sans or, sans signer aucune dette. J’ouvre un compte au nom de chacun de vous. À droite, les crédits, ce qui ajoute au compte ; à gauche, les débits, ce qui le diminue. On voulait chacun 200 $ pour commencer. D’un commun accord, décidons d’écrire 200 $ au crédit de chacun. Chacun a tout de suite 200 $. François achète des produits de Paul, pour 10 $. Je retranche 10 à François, il lui reste 190. J’ajoute 10 à Paul, il a maintenant 210. Jacques achète de Paul pour 8 $. Je retranche 8 à Jacques, il garde 192. Paul, lui, monte à 218. Paul achète du bois de François, pour 15 $. Je retranche 15 à Paul, il garde 203 ; j’ajoute 15 à François, il remonte à 205. Et ainsi de suite ; d’un compte à l’autre, tout comme des piastres en papier vont d’une poche à l’autre. Si l’un de nous a besoin d’argent pour augmenter sa production, on lui ouvre le crédit nécessaire, sans intérêt. Il rembourse le crédit une fois la production vendue. Même chose pour les travaux publics. On augmente aussi, périodiquement, les comptes de chacun d’une somme additionnelle, sans rien ôter à personne, en correspondance au progrès social. C’est le dividende national L’argent est ainsi un instrument de service. »

    18- Désespoir du banquier

    Tous ont compris. La petite nation est devenue créditiste. Le lendemain, le banquier Martin reçoit une lettre signée des cinq :
    « Monsieur, vous nous avez endettés et exploités sans aucune nécessité. Nous n’avons plus besoin de vous pour régir notre système d’argent. Nous aurons désormais tout l’argent qu’il nous faut, sans or, sans dette, sans voleur. Nous établissons immédiatement dans l’île des Naufragés le système du Crédit Social. Le dividende national remplacera la dette nationale. Si vous tenez à votre remboursement, nous pouvons vous remettre tout l’argent que vous avez fait pour nous, pas plus. Vous ne pouvez réclamer ce que vous n’avez pas fait. »
    Martin est au désespoir. C’est son empire qui s’écroule. Les cinq devenus créditistes, plus de mystère d’argent ou de crédit pour eux.
    « Que faire ? Leur demander pardon, devenir comme l’un d’eux ? Moi, banquier, faire cela ? Non. Je vais plutôt essayer de me passer d’eux et de vivre à l’écart. »

    19- Supercherie mise à jour

    Pour se protéger contre toute réclamation future possible, nos hommes ont décidé de faire signer au banquier un document attestant qu’il possède encore tout ce qu’il avait en venant dans l’île. D’où l’inventaire général : la chaloupe, la petite presse et… le fameux baril d’or. Il a fallu que Martin indique l’endroit, et l’on déterre le baril. Nos hommes le sortent du trou avec beaucoup moins de respect cette fois. Le Crédit Social leur a appris à mépriser le fétiche or. Le prospecteur, en soulevant le baril, trouve que pour de l’or, ça ne pèse pas beaucoup : « Je doute fort que ce baril soit plein d’or », dit-il. L’impétueux François n’hésite pas plus longtemps. Un coup de hache et le baril étale son contenu : d’or, pas une once ! Des roches, rien que de vulgaires roches sans valeur ! Nos hommes n’en reviennent pas :
    - « Dire qu’il nous a mystifiés à ce point-là, le misérable ! A-t-il fallu être gogos, aussi, pour tomber en extase devant le seul mot OR ! »
    - « Dire que nous lui avons gagé toutes nos propriétés pour des bouts de papier basés sur quatre pelletées de roches ! Voleur doublé de menteur ! »
    - « Dire que nous nous sommes boudés et haïs les uns les autres pendant des mois et des mois pour une supercherie pareille ! Le démon ! »
    À peine François avait-il levé sa hache que le banquier partait à toutes jambes vers la forêt.

    20- Adieux à l’Île des Naufragés

    Nul n’a plus entendu parler de Martin depuis l’éventrement de son baril et de sa duperie. Mais, à quelque temps de là, un navire écarté de la route ordinaire, ayant remarqué des signes d’habitation sur cette île non enregistrée, a jeté l’ancre au large du rivage. Nos hommes apprennent que le navire vogue vers l’Amérique. Ils décident de prendre avec eux leurs effets les plus transportables et de s’en retourner dans leur pays. Ils tiennent, par-dessus tout, à emporter le fameux album “Première Année de Vers Demain”, qui les a tirés de la griffe du financier Martin et qui a mis dans leur esprit une lumière inextinguible. Tous les cinq se promettent bien, une fois rendus dans leur pays, de se mettre en rapport avec la direction de “Vers Demain” et la belle cause du Crédit Social.

    • De la parabole à la réalité :

    Le système d’argent-dette, introduit par Martin dans l’Île des Naufragés, faisait que la petite communauté s’endettait financièrement à mesure que, par son travail, elle développait et enrichissait l’île. N’est-ce pas exactement ce qui se produit dans nos pays civilisés ? Le Canada actuel est certainement plus riche, de richesses réelles, qu’il y a 50 ans, ou 100 ans, ou qu’au temps des pionniers. Or, comparez la dette publique, la somme de toutes les dettes publiques du Canada d’aujourd’hui avec ce qu’était cette somme il y a 50 ans, il y a 100 ans, il y a trois siècles ! C’est pourtant la population canadienne elle-même qui, au cours des années, a produit l’enrichissement. Pourquoi donc la tenir endettée pour le résultat de son travail ? Considérez, par exemple, le cas des écoles, des aqueducs municipaux, des ponts, des routes, et autres constructions de caractère public. Qui les construit ? Des constructeurs du pays. Qui fournit les matériaux ? Des manufacturiers du pays. Et pourquoi peuvent-ils ainsi s’employer à des travaux publics ? Parce qu’il y a d’autres travailleurs qui, eux, produisent des aliments, des vêtements, des chaussures, ou fournissent des services, que peuvent utiliser les constructeurs et les fabricants de matériaux. C’est donc bien la population, dans son ensemble, qui, par son travail de diverses sortes, produit toutes ces richesses. Si elle fait venir des choses de l’étranger, c’est en contrepartie de produits qu’elle-même fournit à l’étranger. Or, que constate-t-on ? Partout, on taxe les citoyens pour payer ces écoles, ces hôpitaux, ces ponts, ces routes et autres travaux publics. On fait donc payer collectivement à la population, ce que la population, collectivement, a elle-même produit.

    Et ça ne s’arrête pas là. On fait payer la population plus que le prix de ce qu’elle a elle-même produit. Sa production, enrichissement réel, devient pour elle une dette chargée d’intérêts. Avec les années, la somme des intérêts peut égaler, ou même dépasser, le montant de la dette imposée par le système. Il arrive qu’on fasse payer la population deux fois ou trois fois, le prix de ce qu’elle a elle-même produit. Outre les dettes publiques, il y a aussi les dettes industrielles, elle aussi chargées d’intérêts. Elles forcent l’industriel, l’entrepreneur, à augmenter ses prix au-delà du coût de production, pour pouvoir rembourser capital et intérêts, sans quoi il ferait banqueroute. Dettes publiques ou dettes industrielles, c’est toujours la population qui doit payer tout cela au système financier. Payer en taxes quand il s’agit de dettes publiques ; payer en prix quand il s’agit de dettes industrielles. Les prix gonflent pendant que les taxes aplatissent le porte-monnaie.

    Tout cela et bien d’autres choses indiquent bien un système d’argent, un système de finance, qui commande au lieu de servir et qui tient la population sous sa domination — comme Martin tenait les hommes de l’île sous sa domination avant qu’ils ne se révoltent. Et si les contrôleurs de l’argent refusent de prêter, ou s’ils y mettent des conditions trop difficiles pour les corps publics ou pour les industriels, qu’arrive-t-il ? Il arrive que les corps publics renoncent à des projets qui sont pourtant urgents ; il arrive que les industriels renoncent à des développements ou des productions qui répondraient pourtant à des besoins. Et cela crée du chômage. Et pour empêcher les chômeurs de crever tout à fait, il faut taxer ceux qui ont encore quelque chose ou qui gagnent encore un salaire. Peut-on imaginer un système plus tyrannique, dont les maléfices se font sentir sur toute la population ?

    Et ce n’est pas tout. À part d’endetter la production qu’il finance, ou de paralyser celle qu’il refuse de financer, le système d’argent est un mauvais instrument financier de distribution des produits. On a beau avoir des magasins et des entrepôts pleins, on a beau avoir tout ce qu’il faut pour une production plus abondante encore, la distribution des produits est rationnée. Pour obtenir les produits, en effet, il faut les payer. Devant des produits abondants, il faudrait une abondance d’argent dans les porte-monnaie. Mais ce n’est pas le cas. Le système augmente le prix des produits, plus que l'argent disponible dans les porte-monnaie du public qui a besoin de ces produits. La capacité de payer n’est pas équivalente à la capacité de produire. La finance n’est pas en accord avec la réalité. La réalité, ce sont des produits abondants et faciles à faire. La finance, c’est de l’argent rationné et difficile à obtenir.

    Le système d’argent actuel est donc vraiment un système punitif, au lieu d’être un système de service. Cela ne veut pas dire qu’il faut le supprimer, mais le corriger. C’est ce que ferait magnifiquement l’application des principes financiers connus sous le nom de Crédit Social. (Ne pas confondre avec le parti politique qui prend faussement ce nom.)

    L’argent de Martin, dans l’Île des Naufragés, n’aurait eu aucune valeur s’il n’y avait eu aucun produit dans l’île. Même si son baril avait été réellement plein d’or, qu’est-ce que cet or aurait pu acheter dans une île sans produit ? Or, ou papier-monnaie, ou n’importe quels montants de chiffres dans le livre de Martin n’auraient pu nourrir personne, s’il n’y avait pas eu des produits alimentaires. Ainsi pour les vêtements. Ainsi pour tout le reste. Mais il y avait des produits dans l’île. Ces produits provenaient des ressources naturelles de l’île et du travail de la petite communauté. Cette richesse réelle, qui seule donnait de la valeur à l’argent, était la propriété des habitants de l’île, et non pas la propriété exclusive du banquier Martin. Martin les endettait pour ce qui leur appartenait. Ils l’ont compris quand ils ont connu le Crédit Social. Ils ont compris que tout argent, tout crédit financier, est basé sur le crédit de la société elle-même, et non pas sur l’opération du banquier. Que l’argent devait donc être leur propriété au moment où ils commençaient ; donc, leur être remis, divisé entre eux, quitte à passer ensuite des uns aux autres selon le va-et-vient de la production des uns et des autres. La question de l’argent devenait, dès lors, pour eux ce qu’elle est essentiellement : une question de comptabilité. La première chose qu’on exige d’une comptabilité, c’est d’être exacte, conforme aux choses qu’elle exprime. L’argent doit être conforme à la production ou à la destruction de richesse. Suivre le mouvement de la richesse : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; production automatique, argent automatique ; gratuités dans la production, gratuités dans l’argent.

    L’argent doit être au service des producteurs, à mesure qu’ils en ont besoin pour mobiliser les moyens de production. C’est possible, puisque cela s’est fait, du jour au lendemain, dès que la guerre fut déclarée en 1939. L’argent, qui manquait partout depuis dix années, est venu soudain ; et pendant les six années de guerre, il n’y a plus eu aucun problème d’argent pour financer toute la production possible et requise. L’argent peut donc être, et doit être, au service de la production publique et de la production privée, avec la même fidélité qu’il fut au service de la production de guerre. Tout ce qui est physiquement possible pour répondre aux besoins légitimes de la population doit être rendu financièrement possible. Ce serait la fin des cauchemars des corps publics. Et ce serait la fin du chômage et de ses privations, tant qu’il reste des choses à faire pour répondre aux besoins, publics ou privés, de la population.

    Le Crédit Social préconise la distribution d’un dividende périodique à tous. Disons une somme d’argent versée chaque mois à chaque personne, indépendamment de son emploi — tout comme le dividende versé au capitaliste, même quand il ne travaille pas personnellement. On reconnaît que le capitaliste, qui place de l’argent dans une entreprise, a droit a un revenu sur son capital, revenu qui s’appelle dividende. Ce sont d’autres individus qui mettent son capital en œuvre, et ces autres-là sont récompensés pour cela, en salaires. Mais le capitaliste tire un revenu de la seule présence de son capital dans l’entreprise. S’il y travaille personnellement, il tire alors deux revenus : un salaire pour son travail et un dividende pour son capital. Eh bien, le Crédit Social considère que tous les membres de la société sont capitalistes. Tous possèdent en commun un capital réel qui concourt beaucoup plus à la production moderne que le capital-piastres ou que le travail individuel des employés.

    Il y a d’abord les ressources naturelles du pays, qui n’ont été produites par personne, qui sont une gratuité de Dieu à ceux qui habitent ce pays. Puis, il y a la somme des connaissances, des inventions, des découvertes, des perfectionnements dans les techniques de production, de tout ce progrès, acquis, accumulé, grossi et transmis d’une génération à l’autre. C’est un héritage commun, gagné par les générations passées, que notre génération utilise et grossit encore pour le passer à la suivante. Ce n’est la propriété exclusive de personne, mais un bien communautaire par excellence. Et c’est bien là le plus gros facteur de la production moderne. Supprimez seulement la force motrice de la vapeur, de l’électricité, du pétrole — inventions des trois derniers siècles — et dites ce que serait la production totale, même avec beaucoup plus de travail et de bien plus longues heures par tous les effectifs ouvriers du pays.

    Sans doute, il faut encore des producteurs pour mettre ce capital en rendement, et ils en sont récompensés par leurs salaires. Mais le capital lui-même doit valoir des dividendes à ses propriétaires, donc à tous les citoyens, tous également cohéritiers des générations passées. Puisque ce capital communautaire est le plus gros facteur de production moderne, le dividende devrait être capable de procurer à chacun au moins de quoi pourvoir aux besoins essentiels de l’existence. Puis, à mesure que la mécanisation, la motorisation, l’automation, prennent une place de plus en plus grande dans la production, avec de moins en moins de labeur humain, la part distribuée par le dividende devrait devenir de plus en plus grosse. Voilà une tout autre manière de concevoir la distribution de la richesse que la manière d’aujourd’hui. Au lieu de laisser des personnes et des familles dans la misère noire, ou de taxer ceux qui gagnent pour venir au secours de ceux qui ne sont plus utilisés par la production, on verrait tout le monde assuré d’un revenu basique par le dividende. Ce serait en même temps un moyen, bien approprié aux grandes possibilités productives modernes, de réaliser dans la pratique le droit de tout être humain à l’usage des biens matériels. Droit que chaque personne tire du seul fait de son existence.

    Nombreux, en plusieurs pays, ceux qui voient dans le Crédit Social de Douglas ce qui a été proposé de plus parfait pour servir l’économie moderne d’abondance, et pour mettre les produits au service de tous. Il reste à faire prévaloir cette conception de l’économie, pour qu’elle devienne une réalisation dans la pratique. Malheureusement, au Canada, des politiciens ont galvaudé les deux mots « Crédit Social » en les prenant pour désigner un parti politique. C’est le plus grand tort qui ait jamais été fait à là compréhension et à l’expansion de la doctrine de Douglas. C’est devenu une source de confusion et une cause de défiance. Bien des gens refusent a priori d’entendre parler de Crédit Social parce qu’ils y voient un parti politique, et ils ont déjà donné leur allégeance à un autre parti. Pourtant, le Crédit Social, authentiquement compris, n’est pas du tout un parti politique. C’est exactement le contraire. Le fondateur même de l’école créditiste, C.H. Douglas, connaissait certainement mieux sa doctrine que n’importe qui ; infiniment mieux surtout que les petites têtes enflées qui veulent se servir de l’idée superficielle qu’ils en ont pour essayer de satisfaire leurs ambitions politiques. Or, Douglas a déclaré carrément qu’il y a incompatibilité entre Crédit Social et politique électorale. Parti politique et Crédit Social sont deux termes qui s’excluent l’un l’autre, par leur nature même, par leur but, leur moteur, leur esprit. Les principes du Crédit Social reposent sur une philosophie. Et cette philosophie donne la priorité à la personne sur le groupe, sur les institutions, sur le gouvernement lui-même. Toute activité faite au nom du Crédit Social authentique doit être une activité au service des personnes.

    C’est un tout autre moteur qui anime et oriente les activités d’un parti politique. Tout parti politique, ancien ou nouveau, a pour but premier de conquérir ou de garder le pouvoir, de devenir ou de rester le groupe qui gouvernera le pays. C’est la recherche du pouvoir pour un camp. Le Crédit Social, au contraire, conçoit le pouvoir redistribué à tous : le pouvoir économique, par un dividende périodique permettant à chaque individu de passer des commandes à la production de son pays ; le pouvoir politique, en faisant de l’État, des gouvernements à tous les échelons, la chose des personnes, et non pas les personnes la chose de l’État. C’est le gouvernement qui intéresse les partis politiques. Tandis que c’est la personne, l’épanouissement de la personne qui intéresse le vrai créditiste. La politique de parti porte les citoyens à abdiquer leur responsabilité personnelle, le parti mettant toute l’importance sur le vote, sur un acte de quelques secondes que le citoyen accomplit caché derrière un écran, après avoir été servi de ragoût électoral à toutes les sauces pendant quatre semaines. Le Crédit Social, au contraire, apprend aux citoyens à prendre eux-mêmes leur responsabilité, en politique comme dans le reste, et en tout temps, se faisant la surveillance et la conscience des gouvernements, clamant la vérité et dénonçant les injustices sans répit partout où elles se trouvent. Tout parti politique contribue à diviser le peuple, les partis luttant les uns contre les autres à la recherche du pouvoir. Or, toute division affaiblit. Un peuple divisé, affaibli, se fait mal servir. La doctrine du Crédit Social, au contraire, rend les citoyens conscients des aspirations fondamentales communes à toute personne. Un mouvement créditiste authentique apprend aux citoyens à s’unir pour des demandes sur lesquelles tous s’accordent, à faire au besoin des pressions concertées sur les gouvernants, quelle que soit l’équipe au pouvoir. C’est pour cela que le journal “Vers Demain” recommande en politique la pression du peuple groupé en dehors des parlements, mais agissant sur les gouvernements, afin que les élus du peuple légifèrent dans le sens du Crédit Social.
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    ▶ La Société du spectacle (1973) - Guy Debord [MultiSub] - YouTube
    La Société du spectacle est un film français réalisé par Guy Debord, sorti en 1973. Ce film, selon la théorie du détournement developpée par les situationnistes, se compose d'extraits d'autres œuvres mis en lien avec certains passages du livre du même nom, lus par lui-même.

    La Société du spectacle est à la base un livre de Guy Debord publié en 1967. Il est composé de 221 paragraphes divisés en 9 chapitres.

    La phrase d'ouverture est un détournement de la phrase d'ouverture du Capital de Karl Marx :

    « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une "immense accumulation de marchandises". » (première phrase de Marx)
    « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (première phrase de la Société du Spectacle )

    Le livre est agencé comme un essai politique utilisant la forme de la thèse, et non comme un ouvrage de philosophie, dont il dit qu'elle doit trouver sa réalisation et non plus sa discussion, pour reprendre le mot de Karl Marx. En cela il expose son sujet de manière affirmative plutôt que discursive, il ne cherche pas à démontrer, ou même à convaincre, mais à montrer : un exemple dans la sobriété de sa thèse 9, qu'il énonce en une seule ligne :

    « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. »

    Ce relatif laconisme comparé à d'autres ouvrages situationnistes comme ceux de Raoul Vaneigem rendit relativement difficile les commentaires ultérieurs du texte, par l'usage de Guy Debord du style hégelien. Si Guy Debord fait apparaître dans son livre une interprétation de la critique marxienne du fétichisme de la marchandise développée dans le premier chapitre du premier livre du Capital (1867), elle-même faisant suite à la théorie de l'aliénation exposée dans ses Manuscrits de 1844, son originalité se situe précisément dans la description de l'avance contemporaine du Capital sur la vie de tous les jours, dans les moyens qu'il emploie et dans ses finalités modernes de conquête, dans son emprise sur le monde à travers la marchandise.
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    ▶ Google: Behind the Screen (IJsbrand van Veelen VPRO 2006) - YouTube
    This 50 minutes documentary gives an in-depth look in the world of Google and search.
    What if all the world's information would be available and easy to find? What if all the news, all books, all texts, photographs and videos would be collected in one place, and made available, always and everywhere?
    This is the goal of Google, and the company seems to be realising its core mission at an amazing speed: through its popular search engine, through Google Earth, with which users can find any kind of information based on geography, and through Google Print, a project in which Google digitizes complete libraries.
    Google is divulging ever more information, in the process hiring the smartest people in the industry. But is the company aware of the responsibility it has, being the guard to all the world's information, including personal information about its users?
    This documentary takes a look into the world of Google, in the company's headquarters in Mountain View, California and in its London offices. We see --among others- Vint Cerf, named 'the father' of the Internet who explains the inner workings of Google as a company. Since 2004, Cerf has been working for Google, helping them to develop new applications for the Internet. What is his view on the development of the Internet, and on the role Google plays in today's world?
    With its motto 'Don't be evil', Google seems to have the best intentions. But there are also claims that Google is slowly turning into Big Brother, keeping track of its users and continuously making decisions about the information it provides to an ever faster growing number of users.
    Will Google turn out to be a new Library of Alexandria, serving as a middleman that brings all useful information to anyone? Or is it turning into a monopolistic Big Brother that challenges the freedom of information?
    Research: Martijn Kieft
    Director: IJsbrand van Veelen
    VPRO Backlight 2006
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    Docu Google Informatique ViePrivée
  • Faut il avoir peur de Google? - Nemesis TV
    Un documentaire de Stéphane Osmont et Sylvain Bergère

    Google en sait plus sur vous que vous en savez sur Google

    (France, 2007, 87mn), ARTE F
    Réalisateur: Stéphane Osmont, Sylvain Bergère
    Multidiffusion le 23 avril à 1.25

    Une enquête aussi sérieuse que ludique sur le phénomène Google : entreprise à la réussite fulgurante, qui malgré ses principes démocratiques du partage du savoir, inquiète par sa situation de monopole.

    © ARTE F
    Brad Templeton
    C'est aujourd'hui le moteur de recherche le plus utilisé au monde, la réussite la plus fulgurante de l'histoire de l'économie : en réalisant les données diffusées sur Internet auxquelles elle donne accès gratuitement, Google a conquis le monde de l'information en moins de huit ans. Une histoire qui a déjà tout d'une légende : ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, petits génies de l'informatique d'à peine 24 ans, abandonnent leurs études à l'université de Stanford pour créer en 1998 leur propre entreprise dans un hangar. A priori, rien d'extraordinaire à l'époque où la bulle Internet explose. Mais, alors que les autres start-up misent sur les portails et les services Web, les deux compères, dans l'esprit d'innovation et de rébellion propre à leur ville, San Francisco, s'attèlent à développer un moteur de recherche puissant basé sur les algorithmes et développent des liens sponsorisés pour ne pas polluer leur page d'accueil d'un blanc immaculé… Leur philosophie se veut éthique et anticonformiste, leur management basé sur la créativité de leurs employés et le refus des lois de Wall Street. Un modèle de société néanmoins très capitaliste et dont la culture du secret inquiète. Car, outre les annonceurs préoccupés par es fraudes au clic, nombreux craignent ses dérives à l'encontre de la propriété intellectuelle et des libertés privées, notamment depuis son entrée en Chine… Peut-on alors décemment croire, comme le clame son slogan, que Google ne fait pas le mal ?.


    Google brother ?

    © ARTE F
    David Cheriton
    Fouillée, aussi sérieuse dans son propos que ludique visuellement, cette enquête sur le monstre Google retrace le fulgurant parcours d'une entreprise dont le monopole aujourd'hui inquiète. Dans un environnement animé en 3D aux allures de vortex technologique, David Wise, auteur de Google story, des professeurs, journalistes et anciens employés, encastrés dans des écrans, décryptent le phénomène. Avec, pour respirations réjouissantes, outre des publicités institutionnelles de la marque, des vidéos circulant sur Internet. Des saynètes souvent cocasses tel ce paysan macédonien menaçant monsieur Google de partir chez Yahoo s'il ne lui trouve pas une femme ou ces clips loufoques de chansons moquant joyeusement les jeunes accros de la marque.


    Intervenants

    Sergei Brin, Larry Page
    Vise, auteur « Google Story »
    John Markoff, journaliste NY Times
    Cheriton, Prof en informatique à Stanford
    Franck Poisson, ex DG de Google
    Brad Templeton, Président Electric Frontier Fondation
    Paul Rabinow, prof d’anthropologie
    Daniel Rommel, Avocat
    Mark Jen, Product Line Manager, Bloggeur licencié
    Jessie Stricchiola, Fondatrice de Alchemist Media
    Larry Harvey, Créateur “the burning Man”
    Bruno Patino, Lemonde.fr, Telerama
    Jean Noel Jeannenay, Président BNF
    Francis Pisani, Journaliste Le monde, Blog Transnet
    Pierre Louette, PDG AFP
    Xiao Qiang, Rédacteur en chef de Chinas Digital Times
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    JEUDI INVESTIGATION - EUROPE, LES SUPERMARCHÉS DE LA DÉFONCE - YouTube
    Un film d'Olivier Delacroix, qui pointe le laxisme des lois belges et néerlandaises.


    Production : Story Box Press.



    "Tous les samedis, des adolescents français passent la frontière belge pour se retrouver dans des méga-dancings où la drogue circule au vu et au su de tous. Cocaïne, héroïne, ecstasy, tout se vend, sur le parking de certaines boîtes de nuit belges, à des prix défiant toute concurrence.

    En octobre 2006, Antoine T., un Français de dix-huit ans, est mort d’overdose, lors de sa première soirée avec des copains en Belgique. A Rotterdam, aux Pays-Bas, ce sont de véritables filières de narco-tourisme qui se sont mises en place. Les Français se fournissent en drogues douces dans les "coffee shops" et en champignons hallucinogènes dans les "smart shops". Ces boutiques, qui ont pignon sur rue, vendent aussi des emballages qui permettent de passer la frontière en trompant la vigilance des douaniers !

    Olivier Delacroix a infiltré pour JEUDI INVESTIGATION un réseau de vente de drogue dure, en Hollande. Tout commence sur la voie publique, avec des rabatteurs qui se disputent le client. De petites transactions permettent ensuite de "tester la marchandise" devant le vendeur. Cela se termine, au quatrième rendez-vous, sous la surveillance d’un homme en armes, par la mise en place d’une filière régulière vers la France (deux kilos de cocaïne et d’héroïne). Le journaliste a également suivi les unités spécialisées de douaniers et de policiers qui tentent d’endiguer cet afflux de drogue facile.

    Enquête sur le tourisme de la drogue, qui attire de plus en plus de jeunes français."
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    Docu Drogues Europe
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    ▶ Copier n'est pas voler -- Le documentaire - YouTube
    « La production de biens culturels était basée sur le principe de rareté. A l’heure du numérique, avec la facilité de duplication, se dessine une autre façon d’appréhender la culture.
       Il est dommage de considérer le numérique comme un désastre culturel. La créativité n’a jamais été aussi riche et aussi facilement diffusable que maintenant.
       Arc-boutées sur un modèle inadapté, les industries du divertissement tentent de stigmatiser les usages nouveaux. Autrefois réservés aux revendeurs indélicats, les mots “voleur”, “pirate”, “contrefacteur”, … servent maintenant à désigner leur propre public.
       Le financement de la culture s’appuie majoritairement sur le droit d’auteur et sur l’incongrue “propriété intellectuelle”. Il serait plus intéressant de chercher de nouveaux modèles de financement.
       Ce documentaire, réalisé par l’association COAGUL, présente deux expériences de création libre, financées par les Internautes : l’expérience de Nina Paley, dessinatrice et animatrice, et celle de la fondation Blender. Il s’applique à démontrer, à travers le témoignage de Lawrence Lessig (professeur de droit), que les faits de partager, diffuser et modifier auront toujours plus de bénéfices que ceux de voter des lois, prononcer des peines de prison ou couper l’accès à Internet. »
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  • Cia : Prisons secrètes 1/3 - TagTélé
    À travers le monde, les Etats-Unis gardent des détenus dans des prisons extraterritoriales et étrangères dans lesquelles il n’est pas permis de contrôler des allégations de mauvais traitements. Les Etats-Unis ont aussi été accusés d’envoyer des personnes soupçonnées de terrorisme dans des pays étrangers reconnus comme utilisant la torture pour soutirer les informations désirées. Le cas classique, évidemment, a été celui de la base de Guantánamo à Cuba, que l’administration Bush a intentionnellement choisi afin que plus de 700 détenus de quelques 44 pays soient gardés hors de porté des juridictions américaines ou de quelque autre juridiction. Le gouvernement des Etats-Unis a énoncé que les tribunaux américains n’auraient pas eu compétence sur ces détenus même s’ils avaient été torturés ou exécutés sommairement. Toutefois, la base de Guantánamo pourrait ne pas représenter le problème le plus grave; la base pourrait même servir de diversion pour des cas plus extrêmes. Peut-être de peur que la base de Guantánamo soit un jour sous la juridiction des tribunaux fédéraux américains, l’administration Bush n’y garde pas ses détenus les plus recherchés. Les suspects d’actes de terrorisme comme Ramzi bin al-Shibh et Khalid Sheikh Mohammed sont plutôt gardés dans des lieux de détention secrets à l’étranger, sans autorisation de visites par des membres de la Croix Rouge ou par tout autre observateur neutre pouvant évaluer leurs conditions de détention.
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    CIA Docu Politique Pouvoir Propagande Psychologie Racisme Terrorisme USA
  • Chomsky & compagnie | Veoh.com
    Chomsky & Cie est un film documentaire français d'Olivier Azam et Daniel Mermet, réalisé d'après une série de reportages de Là-bas si j'y suis consacrés à la personne et à la pensée de Noam Chomsky[1].

    Sorti en 2008, il a été réalisé et distribué par Les Mutins de Pangée.
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    Benjamin Fulford : L'utimatum (02-2008) VOSTFR - YouTube
    Wikipedia :

    Né en 1961, Benjamin Fulford est un journaliste et un auteur d'origine canadienne vivant au Japon, connu pour ses théories conspirationnistes. De 1998 à 2005, il a été rédacteur en chef du magazine Forbes section asiatique[1],[2].

    Benjamin Fulford descend du clan Fulford, une famille noble du Canada, et fait état d’une ascendance juive polonaise du côté de sa mère. Son père ayant été un ambassadeur canadien[3], son enfance fut partagée entre Ottawa et plusieurs pays d’Amérique latine. Après des études effectuées au Japon, il retourne dans ce pays vers le milieu des années 1980 pour poursuivre sa carrière de journaliste et de correspondant pour Knight Ridder, International Financing Review Magazine, Nihon Keizai Shimbun English Edition et South China Morning Post, avant de travailler pour Forbes[4]. Ses rapports d'enquêtes révélèrent des scandales au sein du gouvernement japonais et du monde des affaires[5]. Après avoir quitté Forbes il écrit une série de livres en japonais[6]. Il devient citoyen de ce pays en 2007. Sa popularité s’accroit sur Internet lorsqu’il réussit à obtenir une entrevue avec le très reclus David Rockefeller, en novembre 2007[7].

    Il a accordé un certain nombre d’entrevues à des théoriciens conspirationistes, et revendique certaines thèses très controversés :

       Le SIDA et le SRAS sont des armes bactériologique destinées à réduire la population asiatique.
       Une société secrète chinoise forte de 6 millions de membres, dont 1,8 million de gangsters et 100 000 assassins professionnels, défie les Illuminati et menace d’en éliminer les principaux chefs s'ils persistent à dépeupler l’Asie[8].
       Cette société a créé une alliance regroupant la Russie, la Chine, l'Inde, l'Amérique du Sud, l’ASEAN, les nations libres musulmanes et l'Afrique pour s’opposer aux Illuminati[9].
       Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont été organisés par le gouvernement américain.
       Le Pentagone, l'industrie pétrolière et l'industrie pharmaceutique cachent des inventions secrètes concernant l’énergie libre et la technologie anti-gravitationnelle pour maintenir leur pouvoir.
       Les États-Unis sont capables de contrôler le climat (tempête de 1999 en France), et utilisent l'énergie des micro-ondes pour produire des tremblements de terre (Japon 2007 et Chine 2008) et des raz-de-marée (Océan Indien 2004), dans le cadre du projet HAARP, héritier des recherches menées par Nikola Tesla peu avant 1900.

    http://www.projectcamelot.org/

    http://www.rense.com/Datapages/fulfdat.htm
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    - http://www.youtube.com/watch?v=-EkLvQUNWtQ - Signaler un lien mort
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  • Bolivie: AU NOM DE LA COCA - Internet Archive
    La coca et le trafic de drogue représentent au bas mot 650 millions de dollars par an pour l'économie bolivienne. À la demande pressante des États-Unis qui ne parviennent pas à maîtriser le problème de la cocaïne dans leur propre pays, le gouvernement bolivien combat la production illégale de coca. À titre de compensation, le gouvernement a promis une prime de 2 500 dollars par hectare de coca détruit. À peine 10 % de cet argent aurait été vraiment investi dans des projets corrects. De plus, les expériences sur des cultures alternatives n'ont jusqu'ici guère remporté de succès, faute de marché extérieur. Résultat : la région du Chaparé, dans la forêt amazonienne, est devenue un foyer permanent de violence entre les "cocaleros", qui s'opposent à l'éradication forcée des terres de coca, et les Forces armées.
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    - https://archive.org/details/BolivieAuNomDeLaCoca - Signaler un lien mort
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