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20 results for pas lieu d tre
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    [ZAP] ARTICLE 13 : YOUTUBE VS EUROPE (UnderZap HS) #saveyourinternet - YouTube
    Dans un monde où les nouvelles multinationales du GAFAM se gavent, les multinationales plus anciennes ne comprennent pas pourquoi elles ne se gaveraient pas aussi. D'autant que ça faisait partie de leurs habitudes et qu'elles s'en étaient jusque là très bien accommodées. Au milieu se trouvent les créateurs, youtubeurs et autres vidéastes amateurs. Voici leur histoire.
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    - https://www.youtube.com/watch?v=A4Gg8_ESaAg - Signaler un lien mort
    Argent Droit Google Politique Pouvoir
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    Notre Pain Quotidien - YouTube
    Notre pain quotidien est un film documentaire autrichien réalisé et coproduit en 2005 par Nikolaus Geyrhalter. Le script fut écrit par Wolfgang Widerhofer et Nikolaus Geyrhalter. Il est sorti en France au cinéma le 14 mars 2007.

    Le film décrit des moyens technologiques employés par l'industrie agroalimentaire ou certains aspects du monde du travail, sans aucun commentaire du narrateur. Les noms des sociétés dans lesquelles le tournage du documentaire a eu lieu n'apparaissent pas à l'écran.
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    - https://www.youtube.com/watch?v=RZ-hNsxkxu8 - Signaler un lien mort
    Agriculture Alimentation Animaux Docu Industrie Mondialisation
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    Leaving Fear Behind - YouTube
    Leaving Fear Behind (Surmonter la peur)

    Un film produit en secret reproduit les vraies opinions des Tibétains
    Les Tibétains parlent du Tibet, de la Chine et des Jeux Olympiques
    Conférence de presse et projection à l'intention des médias
    6 août 2008 à 12 h 00
    Beijing
    Aujourd'hui, dans la ville de la XXIXe Olympiade, un film sans précédent,
    réalisé en secret au Tibet et fait sortir clandestinement quelques jours à
    peine avant les soulèvements du mois de mars sera projeté à l'intention des
    médias mondiaux. « Leaving Fear Behind » (Surmonter la peur) est un
    documentaire de 25 minutes, tourné par une équipe de réalisateurs tibétains
    courageux, qui reproduit les avis au sein du Tibet sur la domination chinoise,
    sur l'importance et le symbolisme des Jeux Olympiques et sur le retour du
    Dalaï-Lama.
    Une équipe de réalisateurs autodidactes du Tibet oriental, Dhondup Wangchen
    (un agriculteur) et son ami Golog Jigme (un moine), ont tourné en secret plus
    de trente-cinq heures d'interviews avec des Tibétains ordinaires sur trois
    thèmes : la domination chinoise au Tibet, les Jeux Olympiques de Beijing et le
    Dalaï-Lama.
    Armés d'une caméra vidéo en valeur de 300 dollars américains, et n'ayant
    pratiquement aucune expérience, les réalisateurs se sont mis en route en moto
    et se sont rendus dans les coins les plus reculés du Tibet oriental et sur le
    plateau tibétain. Dès le début, leur objectif était de faire entendre les voix
    des Tibétains aux Jeux de Beijing. « Il est très difficile pour les Tibétains
    de se rendre à Beijing et d'y faire entendre leur voix. C'est pourquoi nous
    avons décidé de montrer par le biais de ce film les véritables opinions des
    Tibétains au coeur du Tibet », fait remarquer le réalisateur Dhondup Wangchen
    dans son film.
    Plus de 100 interviews ont été enregistrées d'octobre 2007 à mars 2008. Des
    opinions venant du fond du coeur ont été enregistrées auprès de Tibétains issus
    de milieux divers : agriculteurs, hommes d'affaires, étudiants, nomades et
    moines, jeunes et moins jeunes. L'authenticité de leurs réponses parle
    simplement et avec éloquence de vies caractérisées par l'oppression et la
    discrimination :
    Citations des personnes interviewées :
    « En fait, nous nous féliciterions des Jeux mais beaucoup de choses sont
    déformées. La Chine a pu accueillir les Jeux à condition que la situation en
    Chine et au Tibet s'améliore. »
    « . . . vu de l'extérieur, l'on pourrait penser que les Tibétains sont très
    bien traités et qu'ils sont heureux. Mais la vérité c'est que les Tibétains ne
    sont pas libres de parler de leur souffrance. »
    « Pour chaque Tibétain, il y a dix à quinze Chinois. Les Chinois sont
    partout dans ces régions tibétaines. »
    « Même si je devais sacrifier ma vie pour ce message pour être vu par le
    Dalaï-Lama, je suis d'accord de le faire et je profite de l'occasion. »
    Les vingt personnes apparaissant dans le film ont donné leur accord pour
    que l'on montre leur visage dans le film, au prix d'un énorme risque personnel.
    M. Wangchen révèle que certains interviewés « ont dit que nous devions
    absolument montrer leur visage, sinon ça ne valait pas la peine de les
    interviewer », si fort était leur désir de contrer la version de Beijing sur la
    situation au Tibet.
    Au cours du tournage précaire, Dhondup Wangchen a travaillé sous le nom
    de code Jigme (« Sans peur » en tibétain). Son nom de code et la bravoure de
    tous ceux qui se sont associés à ce projet, ont inspiré le nom du film,
    Jigdrel, qui se traduit par « Surmonter la peur ».
    Peu après l'envoi des cassettes, le 10 mars 2008, Dhondup Wangchen et Golog
    Jigme ont été arrêtés. Ils restent en détention jusqu'à ce jour. On a vu
    Dhondup Wangchen en détention pour la dernière fois à Guangsheng Binguan à
    Xining (Qinghai). Golog Jigme a été vu pour la dernière fois dans un centre de
    détention de la ville de Lingxia (Gansu).
    Leurs cassettes ont été transportées en Suisse où le montage final a été
    réalisé par le cousin de M. Wangchen, Gyaljong Tsetrin. Gyaljong Tsetrin, qui
    s'est échappé du Tibet en 2002, a fondé « Filming For Tibet » afin de produire
    ce film.
    Pour de plus amples informations et pour visionner le film en ligne,
    veuillez consulter le www.leavingfearbehind.com. Pour accéder au site Web à
    l'intérieur de la Chine, des outils pour contourner les équipements de censure
    du gouvernement sont nécessaires. Les options recommandées sont un VPN (réseau
    virtuel privé) ; le logiciel Tor pour contrer la surveillance des sites Web
    visités ; ou Psiphon, un proxy Web open source permettant de contourner les
    systèmes de filtrage du contenu.
    Site Web : http://www.leavingfearbehind.com
    Source : Filming For Tibet
    info@leavingfearbehind.com
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    - http://www.youtube.com/watch?v=ANZZa5IabJ4 - Signaler un lien mort
    Chine Docu Histoire JeuxOlympiques Politique Tibet
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    Total Contrôle - Tous fichés - Vidéo Dailymotion
    (France, 2006, 53mn)
    ARTE F
    Réalisateur: Etienne LABROUE

    Demain, nous serons tous fichés, tracés, voire "pucés". Déjà la cybersurveillance est en marche et les milices du Net prolifèrent. Illusion sécuritaire ? Ce documentaire mesure les risques et paradoxes d'une fuite en avant technologique.

    Des experts en nouvelles technologies dressent un panorama inquiétant des dispositifs de surveillance mis en oeuvre de Pékin à Paris, en passant par Tunis ou Berlin, avec des outils de traçage et d'identification sans cesse plus perfectionnés et plus nombreux. La mode est aux virus et aux logiciels intrusifs qui prennent le contrôle des ordinateurs ou des webcam pour épier l'usager jusque dans son intimité, chez lui ou sur son lieu de travail. Si le "contrôle total" existe déjà en matière d'informatique, la biométrie gagne aussi de plus en plus d'entreprises et de collectivités comme les hôpitaux, les écoles, les mairies. Les syndicats dénoncent un "flicage" généralisé et relèvent l'apparition de nouvelles pathologies liées au stress et à la surveillance permanente. De son côté, la révolution RFID (identification par radiofréquences) est en marche : en Europe et en Amérique, les implants de puce dans le corps humain se multiplient. À Mexico, un millier de personnes ont sauté le pas, essentiellement pour des raisons médicales. Un spécialiste de la géolocalisation évoque les applications prochaines où l'on combinera la puce avec un émetteur GPS pour localiser en temps réel un objet ou une personne... Ce documentaire met efficacement en perspective le prix que nous risquons de payer pour une sécurité en partie illusoire.
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    BigBrother Biométrie Docu Informatique RFID Sociologie Sécurité
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    SUPERSCIENCE 7_9 - Glaciers en péril (1_3) - Vidéo Dailymotion
    Durée : 50min
    Réalisateur : Emma Hawley

    Les glaciers tendent à disparaître de plus en plus rapidement à cause du réchauffement manifeste de la planète. Les dégâts sur l'Antarctique sont même visibles à l'oeil nu. Les perspectives sont alarmantes d'autant plus que la polution est loin de se contenir, en témoigne l'industrialisation massive de la Chine. Les conséquences toucheront en premier lieu les terres basses, telles que Venise et les Pays- Bas -entre autres. Les gratte-ciels de New York n'en sont pas pour autant épargnés
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    Alaska Antartique Docu Glaciers New-York Pays-Bas Réchauffement Science Terre
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    Super volcans 1/3 - Vidéo Dailymotion
    Durée : 42min
    Réalisateur : Marc HEDGCOE

    Sous la surface du globe terrestre, une centaine de "super volcans" sont endormis. Mais des éruptions pourraient encore avoir lieu.

    Sur le site de Yellowstone dans le Nebraska, où beaucoup d'animaux préhistoriques semblent avoir trouvé la mort subitement, des examens font état de traces de cendres et révèlent l'éruption d'un "super volcan". Cette éruption, il y a 640 000 ans, aurait couvert de cendres la moitié de la surface actuelle des États-Unis¿ Le sous-sol du parc national est passé au peigne fin par une mission de la NASA. Les résultats des recherches semblent prédire de futurs grands mouvements volcaniques à l'échelle de la planète. Les seules questions auxquelles les chercheurs ne peuvent répondre pour l'instant sont : quand et où ?
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    Docu Géologie Science Terre USA Volcans Yellowstone
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    L'art de raconter les histoires ( storytelling) 1/3 - Vidéo Dailymotion
    Nous sommes entrés dans l'âge du narratif. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, d'abord, parce que la force de toute société vient de son récit fondateur, de l'histoire partagée en commun par les individus qui la composent. D'où l'attention toute particulière portée par les entreprises à leur histoire, leur passé et, par ricochet, à leurs valeurs. Pour le pire enfin, et c'est sur ce point que se fonde toute l'argumentation de Christian Salmon, car le récit a de plus en plus tendance à être instrumentalisé à des fins de gestion ou de contrôle. L'auteur va même jusqu'à parler de hold-up sur l'imagination des citoyens ou des salariés. Le « storytelling », c'est-à-dire l'art de raconter des histoires, inventé aux Etats-Unis au milieu des années 90, rencontre un immense succès. Le National Storytelling Network regroupe des milliers de personnes et près de 200 festivals de storytelling sont organisés chaque année outre-Atlantique. C'est bien ce qui inquiète. Plus aucune sphère de la vie des individus n'y échappe, selon Christian Salmon : le marketing, la politique en ont fait leur maître mot, et bien sûr le management. Car l'entreprise est un des lieux de sociabilité où se produisent et s'échangent quantité de récits. La cantine et la machine à café étant des hauts lieux de cette production narrative. Or le storytelling entend contrôler cette mise en récit au profit de l'entreprise, en privilégiant naturellement les « succes stories ». En somme, lorsque les arguments rationnels n'ont plus de prise sur vos collaborateurs, racontez-leur une belle histoire et les voilà regonflés à bloc. On pourrait espérer que la nature humaine soit moins naïve. Quoique
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    Docu GWBush Mensonge Politique Population Populisme Pouvoir Presse Propagande Sarkozy
  • Pierre Carles : Ni Vieux Ni Traitres - Nemesis TV
    Ni vieux, ni traîtres, (coréalisé par Pierre Carles et Georges Minangoy), 2006, consacré à Action directe, groupe activiste d'extrême gauche.



    Action directe (AD) est un groupe clandestin (aux influences initialement anarchistes mais qui s'est distancié de cette idéologie pour épouser la cause marxiste-léniniste (communiste)) empruntant leur nom au principe anarchiste de la théorie politique libertaire de l'action directe. Ils ont revendiqué une cinquantaine d'attentats ou d'assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Action directe a été interdite par un décret du 19 août 1982 prononçant la dissolution de l'organisation pour activités terroristes.[réf. nécessaire] Ses membres ont été jugés par une formation spéciale de la cour d'assises de Paris.

    Action directe est le résultat de la fusion des membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) qui ne voulaient pas ranger les armes après la mort de Franco et des NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome ». Cette coordination se transforme en 1979 en une « organisation de guérilla » qui commence alors à revendiquer ses attaques sous le nom d'Action directe, expression empruntée à l'anarcho-syndicalisme du début du XXe siècle mais avec laquelle la pratique d'AD n'a rien à voir, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, des symboles de la puissance de l’État, le grand patronat et la défense du prolétariat. Ils ne font alors que des dégâts matériels. Plusieurs de ses membres sont arrêtés et emprisonnés.

    Après l'élection de Mitterrand en 1981 le nouveau gouvernement joue l'apaisement et amnistie les condamnés. La majorité des militants renonce alors à la violence, abandonnant jusqu'au nom et au sigle d'Action directe mais une minorité (regroupée en une branche parisienne et une branche lyonnaise) choisit de passer à la lutte armée. À partir de 1984, la branche parisienne Action directe s'allie à la Fraction armée rouge dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest », la branche lyonnaise se tournant vers l'attaque de banques et des attaques contre des objectifs israéliens.

    Action directe ou des membres d'AD ont notamment participé :

    * au mitraillage du siège du patronat le 1er mai 1979 ;
    * au hold-up de Caluire le 29 octobre 1980 au cours duquel un convoyeur de fonds est tué ;
    * à des attaques contre des ministères, la Sonacotra, des agences immobilières, des bâtiments de l'armée française, des sociétés liées au programme militaire français ;
    * à des attaques contre l'État israélien (mitraillage de la mission commerciale de l'ambassade d'Israël, le 31 mars 1982, attaque à la bombe contre le Citrus Marketing Board of Israel, le 11 août de la même année[3]) ;
    * à l'assassinat le 13 mars 1982 de Gabriel Chahine, membre du GARI et indicateur de police qui avait permis la première arrestation de Rouillan et Ménigon en 1980 ;
    * à l'assassinat de deux policiers (en blessant un troisième grièvement) avenue Trudaine à Paris le 31 mai 1983 ;
    * au hold-up de l'avenue de Villiers à Paris le 14 octobre 1983 au cours duquel un des participants, Cino Rizzato, est tué ;
    * au hold-up de la place Victor-Hugo à Lyon le 27 mars 1984 où le général de gendarmerie Guy Delfosse est tué en tentant de s'interposer ;
    * à l'assassinat du général Audran (responsable des ventes d'armes de l'État français) le 25 janvier 1985 ;
    * aux tentatives d'assassinat manquées sur Henri Blandin (contrôleur général des armées) en 1985 et Guy Brana (vice-président du CNPF, ancêtre du MEDEF) en 1986 ;
    * à l'attentat à la bombe le 9 juillet 1986 à Paris dans les locaux de la brigade de répression du banditisme, quai de Gesvres, dans lequel l'inspecteur Marcel Basdevant est tué ;
    * à l'assassinat de Georges Besse, PDG de la Régie Renault le 17 novembre 1986. C'est en tant que représentant d’une entreprise à vocation internationale que Georges Besse est tué, mais également en tant que dirigeant d'une entreprise employant un vigile qui a tué un militant maoïste Pierre Overney. Toutefois, le journaliste d'investigation Dominique Lorentz, a mis en cause la question de l'assassinat de Besse, en soulignant la proximité de cette affaire avec Eurodif, que Besse avait dirigé, et le programme nucléaire iranien (à laquelle la France participait alors)
    * à de nombreux vols à main armée n'ayant pas entrainé mort d'homme et revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes ».

    Plus globalement, ce groupe a été l'expression en France d'un courant se revendiquant du marxisme et défendant l'idée que les actions violentes étaient un moyen légitime de renverser un régime considéré comme oppressif. Durant ce qu'on a appelé les « années de plomb », de nombreux groupuscules ont repris l'idéologie de la « propagande par le fait » prônée par certains militants anarchistes lors des deux dernières décennies du XIXe siècle : la Fraction armée rouge (ou « Bande à Baader ») en Allemagne occidentale, les Brigades rouges en Italie, Armée rouge japonaise au Japon, 17-Novembre en Grèce, IRA en Irlande, Cellules communistes combattantes en Belgique, ETA au Pays basque, Weathermen aux États-Unis, MLSBP et Devrimci Sol en Turquie, etc.

    Le 21 février 1987, les principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani ont été arrêtés dans une ferme au gué Girault, lieu-dit de la commune de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret. Ils ont été tous les quatre condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 18 ans.

    La peine de Joëlle Aubron a été suspendue en juin 2004 pour raisons de santé. Elle est décédée à Paris le 1er mars 2006 d'une tumeur au cerveau. Jean-Marc Rouillan tient une chronique sur l'univers carcéral dans le journal CQFD. Les demandes de libération anticipée de Régis Schleicher et de Nathalie Ménigon ont été jusqu'à maintenant repoussées par le tribunal de l'application des peines. Nathalie Ménigon a été victime en prison de deux accidents vasculaires cérébraux qui l'ont laissée partiellement hémiplégique.

    Fin mars 2007 une pétition de 6 500 signatures pour la libération des détenus d'Action directe a été apportée au ministre de la Justice Pascal Clément (UMP).

    Le 10 mai 2007, le tribunal d'application des peines de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Nathalie Ménigon, emprisonnée depuis 1987. Elle travaillera la journée et retournera dormir en prison, mais le parquet a immédiatement fait appel de cette décision. Le jeudi 19 juillet 2007, la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris lui a finalement accordé le regime de semi-liberté.

    Nathalie Ménigon, à qui un régime de semi-liberté a été accordé à partir du 2 août, a été transférée mardi 24 juillet 2007 du centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) à la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses.

    Jean-Marc Rouillan obtient un régime de semi-liberté à partir du 17 décembre 2007.
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    ActionDirecte Anarchie Capitalisme Docu Domination Economie GeorgesMinangoy Justice LutteDesClasses PierreCarles Révolution Syndicalisme
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    ▶ Pas vu pas pris de Pierre Carles (video en entier) - YouTube
    Pas vu pas pris est un film français (1998), premier volet de la trilogie de Pierre Carles consacré aux médias et plus particulièrement au fonctionnement interne de Canal+ et des grands médias nationaux. Le documentaire montre les relations qu'ont les vedettes du journalisme avec les hommes politiques, et dénonce la "fausse impertinence de certains journalistes".

    Pas vu pas pris n'a jamais été diffusé à la télévision; il relate l'histoire d'un autre documentaire Pas vu à la télé, lui-même commandé, puis censuré par Canal+. En mars 1998, Charlie Hebdo et Gébé fondent l'association « Pour Voir Pas Vu » pour lever les fonds nécessaires à la projection du film Pas vu pas pris au cinéma. Ils réussiront à récolter 600 000 FF. La première projection aura lieu le 18 novembre 1998.
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    Canal+ Docu KarlZero Médias NoamChomsky PierreBourdieu PierreCarles Politique Pouvoir Télévision
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    Pas.Lieu.d'Etre. - Vidéo Dailymotion
    L'architecture moderne anti personnelle des villes où les espaces publics sont déshumanisés et les relations sociales de voisinage et citadines rompues...
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    Architecture Docu Politique SDF Sociologie Urbanisme Villes
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    Les peuples du soleil : Mayas Aztèques Incas - Vidéo Dailymotion
    Introduction : "Au coeur du mystère"

    La collection documentaire "Les Peuples du Soleil", nous entraîne au coeur des mystères des anciennes civilisations Maya, Inca et Aztèques. Les films nous ouvrent des pistes au coeur des forêts tropicales du Mexique et du Guatemala, Tikal, Machu Picchu, Cuzco, autant de cités mythiques. Ces villes fantômes qui jadis comptaient plusieurs dizaines de milliers d´habitants défient l´imagination et la raison. Comment de telles cités ont pu voir le jour dans des milieux hostiles et parfois en l´absence des ressources indispensables à la survie ? Comment expliquer de tels degrés de civilisation et une organisation à l´échelle d´Empires? Les films de la série "Les Peuples du Soleil" nous conduisent à reconsidérer ces épisodes extraordinaires de l´histoire de l´humanité qui laissent aujourd´hui l´observateur à la fois admiratif et perplexe
    La série documentaire : "Les peuples du soleil"

    Durée : 3 x 52´
    Auteurs-réalisateur : Pierre Combroux, Hideo Nashimoto et Akira Niinobe
    Production : France 5 / Gédéon Prorammes / NHK
    Année : 2007
    Episode 1 : Mayas, Aztèques, Incas

    Au XV e siècle, les Européens découvrent l´Amérique. Ils vont appeler ce continent le nouveau monde. Pourtant ces territoires jusque-là inconnus n´ont rien de nouveau et sont riches d´une très vieille histoire.

    Sans aucun contact avec le reste du monde, les peuples qui se sont succédé ont appris à vivre de façon sédentaire, à construire des villages, puis des villes. Ils se sont organisés en sociétés de plus en plus complexes. Ils ont inventé des formes de gouvernement, développé des conceptions de l´univers, de la vie, créé des religions. Si certains n´ont laissé pratiquement aucune trace de leur passage, d´autres nous ont légué de magnifiques vestiges qui témoignent de ces mondes disparus.

    Après la découverte, le mythe des cités d´or attire au XVI e siècle la convoitise des conquistadores espagnols qui voient en l´Amérique l´eldorado pour tenter fortune. La conquête débute dans la violence. En quelques années à peine, les empires Incas et Aztèques, s´effondrent, entraînant dans leurs chutes la fin d´un monde. L´extraordinaire essor de ces civilisations est brutalement interrompu.

    Au XIXe et au début du XXe siècle, la redécouverte de ces mondes nourrit des épopées extraordinaires. Au péril de leurs vies, des explorateurs sillonnent des zones inconnues et reviennent avec d´incroyables récits.

    Au milieu de la jungle, derrière des montagnes infranchissables, se trouveraient d´immenses cités abandonnées. D´extraordinaires civilisations ont précédé l´arrivée des blancs sur le continent américain. Ces peuples n´étaient pas les sauvages que l´on prétendait. Ces vestiges grandioses attestent d´un niveau de développement très avancé et d´un raffinement insoupçonné.

    Cependant la chute brutale des Aztèques et des Incas face à quelques centaines de conquistadores pose le problème de la fragilité de ces empires. En l´absence de menace extérieure, la civilisation maya avait disparu brutalement au Xe siècle. Ce film tout en regardant la grandeur et l´originalité de ces civilisations cherche également à en révéler les faiblesses structurelles.
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    Archéologie Astèques Docu Histoire Incas Mayas Terre
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    ▶ Le Sang Des Betes - Georges Franju - 1949 - Vidéo Dailymotion
    source : http://www.letempsdetruittout.net/gasparnoe/index.asp?v=261

    Un documentaire sur les abattoirs de Vaugirard (15e) et ceux de La Villette (19e) dans les années d'après-guerre, décrivant avec précision l'abattage et le dépeçage des bêtes. La froide objectivité du commentaire reflète la tranquille conscience professionnelle des bouchers et tempère parfois avec humour la violence des scènes filmées. Dans ce classique, Franju dépasse le réalisme du reportage en installant une atmosphère poétique, voire fantastique.

    Les lignes qui suivent , ne sont pas une critique éclairée ni même éclairante du court-métrage « Le sang des Bêtes » .
    Elles furent écrites avec larmes et tripes , après une descente aux Enfers dont je ne me remettrai jamais .
    L’émotionnel et le viscéral sont des réactions à double tranchant :
    Ils font jaillir ce qu’il y a de plus sincère de plus honnête en soi …mais ils annihilent aussi tout sens de la mesure , au point de nous rendre sourds et aveugles à tout argumentaire qui n’aurait pas l’heur d’être en total accord avec le sien propre .
    J’invite donc chacun , à faire ce voyage au cœur de la Vie et de la Mort .
    Car , pour que certains vivent , d’autres doivent mourir !

    « Le sang des Bêtes » débute comme un film de Marcel Pagnol .
    Une petite musique enjouée qui fleure bon la Provence , le thym , le romarin et la lavande .
    Un noir et blanc qui nous renvoie à un cinéma français à l’accent tellement enchanteur .
    Mais que l’on ne s’y trompe pas !
    Car si en surface tout est paisible , des enfants jouent , des amoureux s’embrassent , dans l’ombre aux Portes de Paris , à l’insu de tous , la Mort frappe .
    Des convois de trains et de camions , mènent aux abattoirs , veaux , vaches , chevaux et autres moutons .
    On ne peut s’empêcher de faire un terrible parallèle avec les Trains de la Mort .
    « Le sang des Bêtes » fut tourné en 1949 … la libération des Camps ne date que de 1945 .
    La manière dont Georges Franju filme les façades des abattoirs n’est d’ailleurs pas anodine .
    Le sang se glace , tant ces bâtisses rappellent l’entrée des Camps de Concentration .
    Pourtant , pas un mot à ce sujet … mais les images parlent d’elles-mêmes .
    Les commentaires se font en deux temps pour chaque abattoir visité .
    La présentation extérieure est faite par une femme .
    Sa voix est fluette , douce , empreinte d’émotion .
    Elle prépare à l’indicible et donne toute leur humanité aux images qui suivront .
    Lorsque les Animaux apparaissent et que l’on pénètre dans les lieux , c’est un homme qui prend le relais .
    Sa voix est très technique , neutre , descriptive et ses explications chirurgicales .
    D’où une absence totale de larmoiement .
    Larmoiement qui aurait totalement desservi le propos du court-métrage et l’aurait fait sombrer dans le pire des mélos de la cause animale .
    Chaque ouvrier vaque à ses occupations … très peu d’ouvrières .
    Les états d’Ame sont absents .
    Les uns sifflent , les autres chantent .
    On les comprend ô combien !
    Il faut prendre de la distance face à tant de souffrance .
    Presque tout sert chez l’Animal sacrifié .
    Même les sabots des chevaux deviennent de l’engrais .
    Des religieuses recueillent la graisse bovine .
    Comment ne pas éprouver une éternelle reconnaissance envers ceux dont on prend la Vie ?
    Ce mal est nécessaire , c’est une des terribles Lois de la Nature !

    Georges Franju cite Beaudelaire à la fin du « Sang des Bêtes » .
    Voilà ce que dit le poète .
    « Je te frapperai sans colère et sans haine , comme un boucher »
    « Sans colère , sans haine et avec la simple bonne humeur des tueurs qui sifflent ou chantent , parce qu’il faut bien manger chaque jour et faire manger les autres , au prix d’un très pénible et souvent dangereux métier ».
    Image étonnante que celle de deux Sœurs quittant les abattoirs .
    Je ne peux m’empêcher de penser qu’en récoltant la graisse animale , elles ont aussi collecté l’Ame des Bêtes .
    Car si il y a un Paradis pour l’Homme , il y a le même pour les Animaux !
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    Le mystère du Taj Mahal (1 sur 3) - Vidéo Dailymotion
    Les mystères de ce monument majestueux, symbole de l'architecture indienne, seraient-ils écrits sur ses murs? Oui, si l'on en croit des découvertes récentes que nous expose ce film.

    La magnifique silhouette du Taj Mahal est connue dans le monde entier.

    Mais alors que, jusqu'à maintenant, on savait que l'édifice renfermait la tombe d'une reine décédée, de récentes découvertes passionnantes proposent un autre regard sur cette magnifique structure.

    En 1631, la belle et séduisante impératrice d'Inde Arjumand Banu mourut en donnant la vie à son quatorzième enfant.

    Son époux, Shah Jahan, qui était en liaison avec les rivages mystiques de l'Islam connus sous le nom de Sufisme, pensait être l'homme millénaire, celui qui était né précisément mille ans après la naissance du prophète Mohammed.

    Les recherches récentes suggèrent que lorsque la construction du Taj Mahal, lieu de l'ultime repos dédié à sa femme, fut terminée, l'empereur ordonna que soient inscrits des éléments coraniques sur les murs, décrivant le jardin du Paradis, et impliquant que le tout formât le portrait du trône de Dieu avec lui-même au centre.

    Quoi qu'il en soit, le Shah connut une fin tragique, emprisonné par son propre fils jusqu'à sa mort.

    Sa dépouille fut discrètement enlevée par sa fille favorite et enterrée auprès de sa femme dans le Taj Mahal. Un film envoûtant.
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    Les Trotskystes - Vidéo Dailymotion
    Documentaire. Réalisé par Guy Girard. Scénario de Claude Askolovitch. Avec la collaboration de Jean Puyade. Musique de Jean-François Pauvros. Produit par JEM Productions.

    De Paris à Buenos Aires, de Jérusalem à Saint-Pétersbourg, des lendemains de la révolution d’Octobre en Russie aux récentes luttes syndicales en Amérique latine, entre road movie, histoire et inventaire, Guy Richard et Claude Askolovitch dressent un état des lieux de la nébuleuse trotskyste : ses fortes têtes, ses combats, ses désillusions, ses espoirs tenaces.On les a accusé d’être sectaires, secrets, parano, manipulateurs, hautains ; on leur a reproché de pratiquer l’entrisme, le noyautage, la déstabilisation, l’agitation, la scission systématique. D’être tout bonnement des emmerdeurs. Et il y avait souvent du vrai là-dedans. Mais peu de courants politiques ont été aussi haïs, peu de militants autant détestés, calomniés, trahis, pourchassés, jugés, emprisonnés, déportés, exécutés, assassinés… "Je ne conseille pas à mes enfants d’être trotskystes comme moi, confie Hoang Don Tri, vieux militant vietnamien de la première heure, il faut tout donner, jusqu’à sa vie, parfois, et ne recevoir que des coups et des insultes."

    Après la mort de Lénine (1924), l’opposition entre Staline et Trotsky ne cesse de se durcir. C’est moins un problème de personnes, comme on l’a parfois prétendu, qu’une question de modèles et de programmes antagonistes : bureaucratie et construction du socialisme dans un seul pays, d’un côté, prolétariat et appel à la révolution mondiale, de l’autre. L’affrontement entre les deux hommes tourne comme on sait en défaveur de Trotski, exclu du PC, déporté puis banni d’URSS en 1929, menant en Turquie, en France, en Norvège une vie d’exilé aux abois, pourchassé par les sbires de Staline, expulsé par les autorités, mais nouant des contacts et travaillant sans relâche à dénoncer la trahison des idéaux révolutionnaires et de l’héritage de Lénine par Staline et ses bureaucrates. Et surtout – la grande œuvre de sa vie – jetant les bases de ce qui deviendra en 1938 la IVe Internationale.

    C’est évidemment trop pour le maître du Kremlin, qui avait pensé mettre son rival hors-jeu. Au cours des sinistres procès de Moscou, en 1936, l’accusation de trotskysme sert opportunément à désigner tout ce qui ressemble à une opposition de gauche à Staline. Puis c’est la répression. À l’intérieur du pays. Un million de fusillés, dit-on, rien que dans la région de Moscou entre 1937 et 1941. A l’extérieur également. On traque les "hitléro-trotskystes", les hyènes fascistes, on calomnie, on liquide en Espagne les anarchistes de la CNT et les marxistes antistaliniens du POUM – on liquide surtout à vrai dire tout risque de révolution à l’extérieur de l’URSS. En août 1940, Ramon Mercader, alias Jacques Mornard, alias Frank Jackson, espion stalinien et tueur professionnel du NKVD sous le nom de code de Gnome, finit par assassiner le proscrit, qui avait trouvé refuge non loin de Mexico auprès de Diego Rivera et Frida Kahlo. Staline semble tenir sa victoire. Et, de fait, c’est un rude coup pour les partisans du "Vieux", se souvient l’éditeur Maurice Nadeau, devenu trotskyste en 1934 après sa rencontre avec Pierre Naville. "Il a fini par l’avoir". Mais, au lieu d’un vaincu, Trotsky fait désormais figure de révolutionnaire incorruptible qui a payé de sa vie la fidélité à ses idées.
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    ▶ Le cauchemar de Darwin - YouTube
    source : Wikipedia

    film documentaire d'Hubert Sauper

    Le documentaire prend pour argument de départ les trafics autour de l'aéroport de Mwanza, en Tanzanie, sur les bords du lac Victoria, mais, selon le réalisateur, ce n'est pas un film sur le lac Victoria, et encore moins sur un poisson, mais bien contre la mondialisation et ses conséquences.

    Un poisson introduit dans les années 1950, la perche du Nil (Lates niloticus) a remplacé une grande partie des 200 espèces différentes de poissons autochtones (entraînant une modification du biotope et l'extinction de nombreuses espèces) et son commerce, devenu florissant, alimente depuis près de vingt ans les tables et les restaurants des pays du Nord, avec des exportations qui peuvent dépasser 500 tonnes de filets de poissons par jour. La perche est préparée sur place dans des usines financées aussi par des organisations internationales et 40 % de la production reste pour nourrir la population locale, en lieu et place des petits poissons locaux plus faciles à conserver. Autour de cette exportation massive se développent tous les trafics liés à une urbanisation intense et brutale (usines de traitement) : prostitution, sida, violences diverses. L'auteur insinue sans le démontrer vraiment que les avions cargo (russes ou ukrainiens) ne reviennent pas à vide et pourraient alimenter le trafic d'armes à destination de la région des Grands Lacs. Ce trafic d'armes que l'affiche du film souligne (l'arête de la perche y devient la silhouette d'une kalachnikov), n'est jamais démontré au cours du documentaire — ce qui a généré une vive polémique bien après la sortie du film.
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    Les dettes publiques - Louis Even - Vidéo Dailymotion
    “L’Île des naufragés” fut l’une des premières histoires écrites par Louis Even, et demeure l’un des plus populaires pour faire comprendre la création de l’argent :

    L’Île des naufragés”, par Louis Even, publié sur le site du journal “Vers Demain”.

    1- Sauvés du naufrage

    Une explosion a détruit leur bateau. Chacun s’agrippait aux premières pièces flottantes qui lui tombaient sous la main. Cinq ont fini par se trouver réunis sur cette épave, que les flots emportent à leur gré. Des autres compagnons de naufrage, aucune nouvelle. Depuis des heures, de longues heures, ils scrutent l’horizon : quelque navire en voyage les apercevrait-il ? Leur radeau de fortune échouerait-il sur quelque rivage hospitalier ? Tout à coup, un cri a retenti : Terre ! Terre là-bas, voyez ! Justement dans la direction où nous poussent les vagues ! Et à mesure que se dessine, en effet, la ligne d’un rivage, les figures s’épanouissent. Ils sont cinq : François, le grand et vigoureux charpentier qui a le premier lancé le cri : Terre ! Paul, cultivateur ; c’est lui que vous voyez en avant, à gauche, à genoux, une main à terre, l’autre accrochée au piquet de l’épave ; Jacques, spécialisé dans l’élevage des animaux : c’est l’homme au pantalon rayé qui, les genoux à terre, regarde dans la direction indiquée ; Henri, l’agronome horticulteur, un peu corpulent, assis sur une valise échappée au naufrage ; Thomas, le prospecteur minéralogiste, c’est le gaillard qui se tient debout en arrière, avec une main sur l’épaule du charpentier.



    2- Une île providentielle

    Remettre les pieds sur une terre ferme, c’est pour nos hommes un retour à la vie. Une fois séchés, réchauffés, leur premier empressement est de faire connaissance avec cette île où ils sont jetés loin de la civilisation. Cette île qu’ils baptisent L’Île des Naufragés. Une rapide tournée comble leurs espoirs. L’île n’est pas un désert aride. Ils sont bien les seuls hommes à l’habiter actuellement. Mais d’autres ont dû y vivre avant eux, s’il faut en juger par les restes de troupeaux demi-sauvages qu’ils ont rencontrés ici et là. Jacques, l’éleveur, affirme qu’il pourra les améliorer et en tirer un bon rendement. Quant au sol de l’île, Paul le trouve en grande partie fort propice à la culture. Henri y a découvert des arbres fruitiers, dont il espère pouvoir tirer grand profit. François y a remarqué surtout les belles étendues forestières, riches en bois de toutes sortes : ce sera un jeu d’abattre des arbres et de construire des abris pour la petite colonie. Quant à Thomas, le prospecteur, ce qui l’a intéressé, c’est la partie la plus rocheuse de l’île. Il y a noté plusieurs signes indiquant un sous-sol richement minéralisé. Malgré l’absence d’outils perfectionnés, Thomas se croit assez d’initiative et de débrouillardise pour transformer le minerai en métaux utiles. Chacun va donc pouvoir se livrer à ses occupations favorites pour le bien de tous. Tous sont unanimes à louer la Providence du dénouement relativement heureux d’une grande tragédie.

    3- Les véritables richesses

    Et voilà nos hommes à l’ouvrage. Les maisons et des meubles sortent du travail du charpentier. Les premiers temps, on s’est contenté de nourriture primitive. Mais bientôt les champs produisent et le laboureur a des récoltes. À mesure que les saisons succèdent aux saisons, le patrimoine de l’île s’enrichit. Il s’enrichit, non pas d’or ou de papier gravé, mais des véritables richesses : des choses qui nourrissent, qui habillent, qui logent, qui répondent à des besoins. La vie n’est pas toujours aussi douce qu’ils souhaiteraient. Il leur manque bien des choses auxquelles ils étaient habitués dans la civilisation. Mais leur sort pourrait être beaucoup plus triste. D’ailleurs, ils ont déjà connu des temps de crise au Canada. Ils se rappellent les privations subies, alors que des magasins étaient trop pleins à dix pas de leur porte. Au moins, dans l’Île des Naufragés, personne ne les condamne à voir pourrir sous leurs yeux des choses dont ils ont besoin. Puis les taxes sont inconnues. Les ventes par le shérif ne sont pas à craindre. Si le travail est dur parfois, au moins on a le droit de jouir des fruits du travail. Somme toute, on exploite l’île en bénissant Dieu, espérant qu’un jour on pourra retrouver les parents et les amis, avec deux grands biens conservés : la vie et la santé.

    4- Un inconvénient majeur

    Nos hommes se réunissent souvent pour causer de leurs affaires. Dans le système économique très simplifié qu’ils pratiquent, une chose les taquine de plus en plus : ils n’ont aucune espèce de monnaie. Le troc, l’échange direct de produits contre produits, a ses inconvénients. Les produits à échanger ne sont pas toujours en face l’un de l’autre en même temps. Ainsi, du bois livré au cultivateur en hiver ne pourra être remboursé en légumes que dans six mois. Parfois aussi, c’est un gros article livré d’un coup par un des hommes, et il voudrait en retour différentes petites choses produites par plusieurs des autres hommes, à des époques différentes. Tout cela complique les affaires. S’il y avait de l’argent dans la circulation, chacun vendrait ses produits aux autres pour de l’argent. Avec l’argent reçu, il achèterait des autres les choses qu’il veut, quand il les veut et qu’elles sont là. Tous s’entendent pour reconnaître la commodité que serait un système d’argent. Mais aucun d’eux ne sait comment en établir un. Ils ont appris à produire la vraie richesse, les choses. Mais ils ne savent pas faire les signes, l’argent. Ils ignorent comment l’argent commence, et comment le faire commencer quand il n’y en a pas et qu’on décide ensemble d’en avoir… Bien des hommes instruits seraient sans doute aussi embarrassés ; tous nos gouvernements l’ont bien été pendant dix années avant la guerre. Seul, l’argent manquait au pays, et le gouvernement restait paralysé devant ce problème.

    5- Arrivée d’un réfugié

    Un soir que nos hommes, assis sur le rivage, ressassent ce problème pour la centième fois, ils voient soudain approcher une chaloupe avironnée par un seul homme. On s’empresse d’aider le nouveau naufragé. On lui offre les premiers soins et on cause. On apprend qu’il a lui aussi échappé à un naufrage, dont il est le seul survivant. Son nom : Martin Golden. Heureux d’avoir un compagnon de plus, nos cinq hommes l’accueillent avec chaleur et lui font visiter la colonie.
    - « Quoique perdus loin du reste du monde, lui disent-ils, nous ne sommes pas trop à plaindre. La terre rend bien ; la forêt aussi. Une seule chose nous manque : nous n’avons pas de monnaie pour faciliter les échanges de nos produits. »
    - « Bénissez le hasard qui m’amène ici ! Répond Martin. L’argent n’a pas de mystère pour moi. Je suis un banquier, et je puis vous installer en peu de temps un système monétaire qui vous donnera satisfaction. »
    Un banquier ! Un banquier ! Un ange venu tout droit du ciel n’aurait pas inspiré plus de révérence. N’est-on pas habitué, en pays civilisé, à s’incliner devant les banquiers, qui contrôlent les pulsations de la finance ?

    6- Le dieu de la civilisation

    - « Monsieur Martin, puisque vous êtes banquier, vous ne travaillerez pas dans l’île. Vous allez seulement vous occuper de notre argent. »
    - « Je m’en acquitterai avec la satisfaction, comme tout banquier, de forger la prospérité commune. »
    - « Monsieur Martin, on vous bâtira une demeure digne de vous. En attendant, peut-on vous installer dans l’édifice qui sert à nos réunions publiques ? »
    - « Très bien, mes amis. Mais commençons par décharger les effets de la chaloupe que j’ai pu sauver dans le naufrage : une petite presse, du papier et accessoires, et surtout un petit baril que vous traiterez avec grand soin. »
    On décharge le tout. Le petit baril intrigue la curiosité de nos braves gens.
    - « Ce baril, déclare Martin, c’est un trésor sans pareil. Il est plein d’or ! »
    Plein d’or ! Cinq âmes faillirent s’échapper de cinq corps. Le dieu de la civilisation entré dans l’Ile des Naufragés. Le dieu jaune, toujours caché, mais puissant, terrible, dont la présence, l’absence ou les moindres caprices peuvent décider de la vie de 100 nations !
    - « De l’or ! Monsieur Martin, vrai grand banquier ! Recevez nos hommages et nos serments de fidélité. »
    - « De l’or pour tout un continent, mes amis. Mais ce n’est pas de l’or qui va circuler. Il faut cacher l’or : l’or est l’âme de tout argent sain. L’âme doit rester invisible. Je vous expliquerai tout cela en vous passant de l’argent. »

    7- Un enterrement sans témoin

    Avant de se séparer pour la nuit, Martin leur pose une dernière question :
    - « Combien vous faudrait-il d’argent dans l’île pour commencer, pour que les échanges marchent bien ? » On se regarde. On consulte humblement Martin lui-même. Avec les suggestions du bienveillant banquier, on convient que 200 $ pour chacun paraissent suffisants pour commencer. Rendez-vous fixé pour le lendemain soir. Les hommes se retirent, échangent entre eux des réflexions émues, se couchent tard, ne s’endorment bien que vers le matin, après avoir longtemps rêvé d’or les yeux ouverts. Martin, lui, ne perd pas de temps. Il oublie sa fatigue pour ne penser qu’à son avenir de banquier. À la faveur du petit jour, il creuse un trou, y roule son baril, le couvre de terre, le dissimule sous des touffes d’herbe soigneusement placées, y transplante même un petit arbuste pour cacher toute trace. Puis, il met en œuvre sa petite presse, pour imprimer mille billets d’un dollar. En voyant les billets sortir, tout neufs, de sa presse, il songe en lui-même :
    - « Comme ils sont faciles à faire, ces billets ! Ils tirent leur valeur des produits qu’ils vont servir à acheter. Sans produits, les billets ne vaudraient rien. Mes cinq naïfs de clients ne pensent pas à cela. Ils croient que c’est l’or qui garantit les piastres. Je les tiens par leur ignorance ! »
    Le soir venu, les cinq arrivent en courant près de Martin.

    8- À qui l’argent frais fait ?

    Cinq piles de billets étaient là, sur la table.
    - « Avant de vous distribuer cet argent, dit le banquier, il faut s’entendre. L’argent est basé sur l’or. L’or, placé dans la voûte de ma banque, est à moi. Donc, l’argent est à moi… Oh ! Ne soyez pas tristes. Je vais vous prêter cet argent, et vous l’emploierez à votre gré. En attendant, je ne vous charge que l’intérêt. Vu que l’argent est rare dans l’île, puisqu’il n’y en a pas du tout, je crois être raisonnable en demandant un petit intérêt de 8 pour cent seulement. »
    - « En effet, Monsieur Martin, vous êtes très généreux. »
    - « Un dernier point, mes amis. Les affaires sont les affaires, même entre grands amis. Avant de toucher son argent, chacun de vous va signer ce document : c’est l’engagement par chacun de rembourser capital et intérêts, sous peine de confiscation par moi de ses propriétés. Oh ! Une simple garantie. Je ne tiens pas du tout à jamais avoir vos propriétés, je me contente d’argent. Je suis sûr que vous garderez vos biens et que vous me rendrez l’argent. »
    - « C’est plein de bons sens, Monsieur Martin. Nous allons redoubler d’ardeur au travail et tout rembourser. »
    - « C’est cela. Et revenez me voir chaque fois que vous avez des problèmes. Le banquier est le meilleur ami de tout le monde… Maintenant, voici à chacun ses deux cents dollars. » Et nos cinq hommes s’en vont ravis, les piastres plein les mains et plein la tête.

    9- Un problème d’arithmétique

    L’argent de Martin a circulé dans l’île. Les échanges se sont multipliés en se simplifiant. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec respect et gratitude. Cependant, le prospecteur, est inquiet. Ses produits sont encore sous terre. Il n’a plus que quelques piastres en poche. Comment rembourser le banquier à l’échéance qui vient ? Après s’être longtemps creusé la tête devant son problème individuel, Thomas l’aborde socialement :
    « Considérant la population entière de l’île, songe-t-il, sommes-nous capables de tenir nos engagements ? Martin a fait une somme totale de 1000 $. Il nous demande au total 1080 $. Quand même nous prendrions ensemble tout l’argent de l’île pour le lui porter, cela ferait 1000 pas 1080. Personne n’a fait les 80 $ de plus. Nous faisons des choses, pas des piastres. Martin pourra donc saisir toute l’île, parce que tous ensemble, nous ne pouvons rembourser capital et intérêts. Si ceux qui sont capables remboursent pour eux-mêmes sans se soucier des autres, quelques-uns vont tomber tout de suite, quelques autres vont survivre. Mais le tour des autres viendra et le banquier saisira tout. Il vaut mieux s’unir tout de suite et régler cette affaire socialement. »
    Thomas n’a pas de peine à convaincre les autres que Martin les a dupés. On s’entend pour un rendez-vous général chez le banquier.

    10- Bienveillance du banquier

    Martin devine leur état d’âme, mais fait bon visage. L’impulsif François présente le cas :
    - « Comment pouvons-nous vous apporter 1080 $ quand il n’y a que 1000 $ dans toute l’île ? »
    - « C’est l’intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n’a pas augmenté ? »
    - « Oui, mais l’argent, lui, n’a pas augmenté. Or, c’est justement de l’argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul pouvez faire de l’argent. Or vous ne faites que 1000 $ et vous demandez 1080 $. C’est impossible ! »
    - « Attendez, mes amis. Les banquiers s’adaptent toujours aux conditions, pour le plus grand bien du public… Je ne vais vous demander que l’intérêt. Rien que 80$. Vous continuerez de garder le capital. »
    - « Vous nous remettez notre dette ? »
    - « Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous me devrez encore tout l’argent prêté. Mais vous ne me remettrez chaque année que l’intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur intérêt, parce que l’argent va de l’un à l’autre. Mais organisez-vous en nation, et convenez d’un système de collection. On appelle cela taxer. Vous taxerez davantage ceux qui auront plus d’argent, les autres moins. Pourvu que vous m’apportiez collectivement le total de l’intérêt, je serai satisfait et votre nation se portera bien. »
    Nos hommes se retirent, mi-calmés, mi-pensifs.

    11- L’extase de Martin Golden

    Martin est seul. Il se recueille. Il conclut :
    « Mon affaire est bonne. Bons travailleurs, ces hommes, mais ignorants. Leur ignorance et leur crédulité font ma force. Ils voulaient de l’argent, je leur ai passé des chaînes. Ils m’ont couvert de fleurs pendant que je les roulais. Oh ! Grand banquier, je sens ton génie de banquier s’emparer de mon être. Tu l’as bien dit, illustre maître : "Qu’on m’accorde le contrôle de la monnaie d’une nation et je me fiche de qui fait ses lois". Je suis le maître de l’Ile des Naufragés, parce que je contrôle son système d’argent. Je pourrais contrôler un univers. Ce que je fais ici, moi, Martin Golden, je puis le faire dans le monde entier. Que je sorte un jour de cet îlot : je sais comment gouverner le monde sans tenir de sceptre. »
    Et toute la structure du système bancaire se dresse dans l’esprit ravi de Martin.

    12- Crise de la vie chère

    Cependant, la situation empire dans l’Île des Naufragés. La productivité a beau augmenter, les échanges ralentissent. Martin pompe régulièrement ses intérêts. Il faut songer à mettre de l’argent de côté pour lui. L’argent colle, il circule mal. Ceux qui paient le plus de taxes crient contre les autres et haussent leurs prix pour trouver une compensation. Les plus pauvres, qui ne paient pas de taxes, crient contre la cherté de la vie et achètent moins. Le moral baisse, la joie de vivre s’en va. On n’a plus de cœur à l’ouvrage. À quoi bon ? Les produits se vendent mal ; et quand ils se vendent, il faut donner des taxes pour Martin. On se prive. C’est la crise. Et chacun accuse son voisin de manquer de vertu et d’être la cause de la vie chère. Un jour, Henri, réfléchissant au milieu de ses vergers, conclut que le « progrès » apporté par le système monétaire du banquier a tout gâté dans l’île. Assurément, les cinq hommes ont leurs défauts ; mais le système de Martin nourrit tout ce qu’il y a de plus mauvais dans la nature humaine. Henri décide de convaincre et de rallier ses compagnons. Il commence par Jacques. Cela est vite fait :
    « Eh ! Dit Jacques, je ne suis pas savant, moi ; mais il y a longtemps que je le sens : le système de ce banquier-là est plus pourri que le fumier de mon étable du printemps dernier ! »
    Tous sont convaincus l’un après l’autre, et une nouvelle entrevue avec Martin est décidée.

    13- Chez le forgeur de chaînes

    Ce fut une tempête chez le banquier :
    - « L’argent est rare dans l’île, Monsieur, parce que vous nous l’ôtez. On vous paie, on vous paie, et on vous doit encore autant qu’au commencement. On travaille, on fait de plus belles terres, et nous voilà plus mal pris qu’avant votre arrivée. Dette ! Dette ! Dette par-dessus la tête ! »
    - « Allons, mes amis, raisonnons un peu. Si vos terres sont plus belles, c’est grâce à moi. Un bon système bancaire est le plus bel actif d’un pays. Mais pour en profiter, il faut garder avant tout la confiance dans le banquier. Venez à moi comme à un père… Vous voulez d’autre argent ? Très bien. Mon baril d’or vaut bien des fois mille dollars… Tenez, je vais hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter un autre mille dollars tout de suite. »
    - « Deux fois plus de dette ? Deux fois plus d’intérêt à payer tous les ans, sans jamais finir ? »
    - « Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre richesse foncière ; et vous ne me rendrez jamais que l’intérêt. Vous empilerez les emprunts ; vous appellerez cela dette consolidée. Dette qui pourra grossir d’année en année. Mais votre revenu aussi. Grâce à mes prêts, vous développerez votre pays. »
    - « Alors, plus notre travail fera l’île produire, plus notre dette totale augmentera ? »
    - « Comme dans tous les pays civilisés. La dette publique est un baromètre de la prospérité. »

    14- Le loup mange les agneaux

    - « C’est cela que vous appelez monnaie saine, Monsieur Martin ? Une dette nationale devenue nécessaire et impayable, ce n’est pas sain, c’est malsain. »
    - « Messieurs, toute monnaie saine doit être basée sur l’or et sortir de la banque à l’état de dette. La dette nationale est une bonne chose : elle place ; les gouvernements sous la sagesse incarnée dans les banquiers. À titre de banquier, je suis un flambeau de la civilisation dans votre île. »
    - « Monsieur Martin, nous ne sommes que des ignorants, mais nous ne voulons point de cette civilisation-là ici. Nous n’emprunterons plus un seul sou de vous. Monnaie saine ou pas saine, nous ne voulons plus faire affaire avec vous. »
    - « Je regrette cette décision maladroite, Messieurs. Mais si vous rompez avec moi, j’ai vos signatures. Remboursez-moi immédiatement tout, capital et intérêts. »
    - « Mais c’est impossible, Monsieur. Quand même on vous donnerait tout l’argent de l’île, on ne serait pas quitte. »
    - « Je n’y puis rien. Avez-vous signé, oui ou non ? Oui ? Eh bien, en vertu de la sainteté des contrats, je saisis toutes vos propriétés gagées, tel que convenu entre nous, au temps où vous étiez si contents de m’avoir. Vous ne voulez pas servir de bon gré la puissance suprême de l’argent, vous la servirez de force. Vous continuerez à exploiter l’île, mais pour moi et à mes conditions. Allez. Je vous passerai mes ordres demain. »

    15- Le contrôle des médias

    Martin sait que celui qui contrôle le système d’argent d’une nation contrôle cette nation. Mais il sait aussi que, pour maintenir ce contrôle, il faut entretenir le peuple dans l’ignorance et l’amuser avec autre chose. Martin a remarqué que, sur les cinq insulaires, deux sont conservateurs et trois sont libéraux. Cela paraît dans les conversations des cinq, le soir, surtout depuis qu’ils sont devenus ses esclaves. On se chicane entre bleus et rouges. De temps en temps, Henri, moins partisan, suggère une force dans le peuple pour faire pression sur les gouvernants… Force dangereuse pour toute dictature. Martin va donc s’appliquer à envenimer leurs discordes politiques le plus possible. Il se sert de sa petite presse et fait paraître deux feuilles hebdomadaires : “Le Soleil”, pour les rouges ; “L’Étoile”, pour les bleus. “Le Soleil” dit en substance : Si vous n’êtes plus les maîtres chez vous, c’est à cause de ces arriérés de bleus, toujours collés aux gros intérêts. “L’Étoile” dit en substance : Votre dette nationale est l’œuvre des maudits rouges, toujours prêts aux aventures politiques. Et nos deux groupements politiques se chamaillent de plus belle, oubliant le véritable forgeur de chaînes, le contrôleur de l’argent, Martin.

    16- Une épave précieuse

    Un jour, Thomas, le prospecteur, découvre, échouée au fond d’une anse, au bout de l’île et voilée par de hautes herbes, une chaloupe de sauvetage, sans rame, sans autre trace de service qu’une caisse assez bien conservée. Il ouvre la caisse : outre du linge et quelques menus effets, son attention s’arrête sur un livre album en assez bon état, intitulé : “Première année de Vers Demain”. Curieux, notre homme s’assied et ouvre ce volume. Il lit. Il dévore. Il s’illumine :
    « Mais, s’écrie-t-il, voilà ce qu’on aurait dû savoir depuis longtemps. L’argent ne tire nullement sa valeur de l’or, mais des produits que l’argent achète. L’argent peut être une simple comptabilité, les crédits passant d’un compte à l’autre selon les achats et les ventes. Le total de l’argent en rapport avec le total de la production. À toute augmentation de production, doit correspondre une augmentation équivalente d’argent… Jamais d’intérêt à payer sur l’argent naissant… Le progrès représenté, non pas par une dette publique, mais par un dividende égal à chacun… Les prix, ajustés au pouvoir d’achat par un coefficient des prix. Le Crédit Social… »
    Thomas n’y tient plus. Il se lève et court, avec son livre, faire part de sa splendide découverte à ses quatre compagnons.

    17- L’argent, simple comptabilité

    Et Thomas s’installe professeur :
    « Voici, dit-il, ce qu’on aurait pu faire, sans le banquier, sans or, sans signer aucune dette. J’ouvre un compte au nom de chacun de vous. À droite, les crédits, ce qui ajoute au compte ; à gauche, les débits, ce qui le diminue. On voulait chacun 200 $ pour commencer. D’un commun accord, décidons d’écrire 200 $ au crédit de chacun. Chacun a tout de suite 200 $. François achète des produits de Paul, pour 10 $. Je retranche 10 à François, il lui reste 190. J’ajoute 10 à Paul, il a maintenant 210. Jacques achète de Paul pour 8 $. Je retranche 8 à Jacques, il garde 192. Paul, lui, monte à 218. Paul achète du bois de François, pour 15 $. Je retranche 15 à Paul, il garde 203 ; j’ajoute 15 à François, il remonte à 205. Et ainsi de suite ; d’un compte à l’autre, tout comme des piastres en papier vont d’une poche à l’autre. Si l’un de nous a besoin d’argent pour augmenter sa production, on lui ouvre le crédit nécessaire, sans intérêt. Il rembourse le crédit une fois la production vendue. Même chose pour les travaux publics. On augmente aussi, périodiquement, les comptes de chacun d’une somme additionnelle, sans rien ôter à personne, en correspondance au progrès social. C’est le dividende national L’argent est ainsi un instrument de service. »

    18- Désespoir du banquier

    Tous ont compris. La petite nation est devenue créditiste. Le lendemain, le banquier Martin reçoit une lettre signée des cinq :
    « Monsieur, vous nous avez endettés et exploités sans aucune nécessité. Nous n’avons plus besoin de vous pour régir notre système d’argent. Nous aurons désormais tout l’argent qu’il nous faut, sans or, sans dette, sans voleur. Nous établissons immédiatement dans l’île des Naufragés le système du Crédit Social. Le dividende national remplacera la dette nationale. Si vous tenez à votre remboursement, nous pouvons vous remettre tout l’argent que vous avez fait pour nous, pas plus. Vous ne pouvez réclamer ce que vous n’avez pas fait. »
    Martin est au désespoir. C’est son empire qui s’écroule. Les cinq devenus créditistes, plus de mystère d’argent ou de crédit pour eux.
    « Que faire ? Leur demander pardon, devenir comme l’un d’eux ? Moi, banquier, faire cela ? Non. Je vais plutôt essayer de me passer d’eux et de vivre à l’écart. »

    19- Supercherie mise à jour

    Pour se protéger contre toute réclamation future possible, nos hommes ont décidé de faire signer au banquier un document attestant qu’il possède encore tout ce qu’il avait en venant dans l’île. D’où l’inventaire général : la chaloupe, la petite presse et… le fameux baril d’or. Il a fallu que Martin indique l’endroit, et l’on déterre le baril. Nos hommes le sortent du trou avec beaucoup moins de respect cette fois. Le Crédit Social leur a appris à mépriser le fétiche or. Le prospecteur, en soulevant le baril, trouve que pour de l’or, ça ne pèse pas beaucoup : « Je doute fort que ce baril soit plein d’or », dit-il. L’impétueux François n’hésite pas plus longtemps. Un coup de hache et le baril étale son contenu : d’or, pas une once ! Des roches, rien que de vulgaires roches sans valeur ! Nos hommes n’en reviennent pas :
    - « Dire qu’il nous a mystifiés à ce point-là, le misérable ! A-t-il fallu être gogos, aussi, pour tomber en extase devant le seul mot OR ! »
    - « Dire que nous lui avons gagé toutes nos propriétés pour des bouts de papier basés sur quatre pelletées de roches ! Voleur doublé de menteur ! »
    - « Dire que nous nous sommes boudés et haïs les uns les autres pendant des mois et des mois pour une supercherie pareille ! Le démon ! »
    À peine François avait-il levé sa hache que le banquier partait à toutes jambes vers la forêt.

    20- Adieux à l’Île des Naufragés

    Nul n’a plus entendu parler de Martin depuis l’éventrement de son baril et de sa duperie. Mais, à quelque temps de là, un navire écarté de la route ordinaire, ayant remarqué des signes d’habitation sur cette île non enregistrée, a jeté l’ancre au large du rivage. Nos hommes apprennent que le navire vogue vers l’Amérique. Ils décident de prendre avec eux leurs effets les plus transportables et de s’en retourner dans leur pays. Ils tiennent, par-dessus tout, à emporter le fameux album “Première Année de Vers Demain”, qui les a tirés de la griffe du financier Martin et qui a mis dans leur esprit une lumière inextinguible. Tous les cinq se promettent bien, une fois rendus dans leur pays, de se mettre en rapport avec la direction de “Vers Demain” et la belle cause du Crédit Social.

    • De la parabole à la réalité :

    Le système d’argent-dette, introduit par Martin dans l’Île des Naufragés, faisait que la petite communauté s’endettait financièrement à mesure que, par son travail, elle développait et enrichissait l’île. N’est-ce pas exactement ce qui se produit dans nos pays civilisés ? Le Canada actuel est certainement plus riche, de richesses réelles, qu’il y a 50 ans, ou 100 ans, ou qu’au temps des pionniers. Or, comparez la dette publique, la somme de toutes les dettes publiques du Canada d’aujourd’hui avec ce qu’était cette somme il y a 50 ans, il y a 100 ans, il y a trois siècles ! C’est pourtant la population canadienne elle-même qui, au cours des années, a produit l’enrichissement. Pourquoi donc la tenir endettée pour le résultat de son travail ? Considérez, par exemple, le cas des écoles, des aqueducs municipaux, des ponts, des routes, et autres constructions de caractère public. Qui les construit ? Des constructeurs du pays. Qui fournit les matériaux ? Des manufacturiers du pays. Et pourquoi peuvent-ils ainsi s’employer à des travaux publics ? Parce qu’il y a d’autres travailleurs qui, eux, produisent des aliments, des vêtements, des chaussures, ou fournissent des services, que peuvent utiliser les constructeurs et les fabricants de matériaux. C’est donc bien la population, dans son ensemble, qui, par son travail de diverses sortes, produit toutes ces richesses. Si elle fait venir des choses de l’étranger, c’est en contrepartie de produits qu’elle-même fournit à l’étranger. Or, que constate-t-on ? Partout, on taxe les citoyens pour payer ces écoles, ces hôpitaux, ces ponts, ces routes et autres travaux publics. On fait donc payer collectivement à la population, ce que la population, collectivement, a elle-même produit.

    Et ça ne s’arrête pas là. On fait payer la population plus que le prix de ce qu’elle a elle-même produit. Sa production, enrichissement réel, devient pour elle une dette chargée d’intérêts. Avec les années, la somme des intérêts peut égaler, ou même dépasser, le montant de la dette imposée par le système. Il arrive qu’on fasse payer la population deux fois ou trois fois, le prix de ce qu’elle a elle-même produit. Outre les dettes publiques, il y a aussi les dettes industrielles, elle aussi chargées d’intérêts. Elles forcent l’industriel, l’entrepreneur, à augmenter ses prix au-delà du coût de production, pour pouvoir rembourser capital et intérêts, sans quoi il ferait banqueroute. Dettes publiques ou dettes industrielles, c’est toujours la population qui doit payer tout cela au système financier. Payer en taxes quand il s’agit de dettes publiques ; payer en prix quand il s’agit de dettes industrielles. Les prix gonflent pendant que les taxes aplatissent le porte-monnaie.

    Tout cela et bien d’autres choses indiquent bien un système d’argent, un système de finance, qui commande au lieu de servir et qui tient la population sous sa domination — comme Martin tenait les hommes de l’île sous sa domination avant qu’ils ne se révoltent. Et si les contrôleurs de l’argent refusent de prêter, ou s’ils y mettent des conditions trop difficiles pour les corps publics ou pour les industriels, qu’arrive-t-il ? Il arrive que les corps publics renoncent à des projets qui sont pourtant urgents ; il arrive que les industriels renoncent à des développements ou des productions qui répondraient pourtant à des besoins. Et cela crée du chômage. Et pour empêcher les chômeurs de crever tout à fait, il faut taxer ceux qui ont encore quelque chose ou qui gagnent encore un salaire. Peut-on imaginer un système plus tyrannique, dont les maléfices se font sentir sur toute la population ?

    Et ce n’est pas tout. À part d’endetter la production qu’il finance, ou de paralyser celle qu’il refuse de financer, le système d’argent est un mauvais instrument financier de distribution des produits. On a beau avoir des magasins et des entrepôts pleins, on a beau avoir tout ce qu’il faut pour une production plus abondante encore, la distribution des produits est rationnée. Pour obtenir les produits, en effet, il faut les payer. Devant des produits abondants, il faudrait une abondance d’argent dans les porte-monnaie. Mais ce n’est pas le cas. Le système augmente le prix des produits, plus que l'argent disponible dans les porte-monnaie du public qui a besoin de ces produits. La capacité de payer n’est pas équivalente à la capacité de produire. La finance n’est pas en accord avec la réalité. La réalité, ce sont des produits abondants et faciles à faire. La finance, c’est de l’argent rationné et difficile à obtenir.

    Le système d’argent actuel est donc vraiment un système punitif, au lieu d’être un système de service. Cela ne veut pas dire qu’il faut le supprimer, mais le corriger. C’est ce que ferait magnifiquement l’application des principes financiers connus sous le nom de Crédit Social. (Ne pas confondre avec le parti politique qui prend faussement ce nom.)

    L’argent de Martin, dans l’Île des Naufragés, n’aurait eu aucune valeur s’il n’y avait eu aucun produit dans l’île. Même si son baril avait été réellement plein d’or, qu’est-ce que cet or aurait pu acheter dans une île sans produit ? Or, ou papier-monnaie, ou n’importe quels montants de chiffres dans le livre de Martin n’auraient pu nourrir personne, s’il n’y avait pas eu des produits alimentaires. Ainsi pour les vêtements. Ainsi pour tout le reste. Mais il y avait des produits dans l’île. Ces produits provenaient des ressources naturelles de l’île et du travail de la petite communauté. Cette richesse réelle, qui seule donnait de la valeur à l’argent, était la propriété des habitants de l’île, et non pas la propriété exclusive du banquier Martin. Martin les endettait pour ce qui leur appartenait. Ils l’ont compris quand ils ont connu le Crédit Social. Ils ont compris que tout argent, tout crédit financier, est basé sur le crédit de la société elle-même, et non pas sur l’opération du banquier. Que l’argent devait donc être leur propriété au moment où ils commençaient ; donc, leur être remis, divisé entre eux, quitte à passer ensuite des uns aux autres selon le va-et-vient de la production des uns et des autres. La question de l’argent devenait, dès lors, pour eux ce qu’elle est essentiellement : une question de comptabilité. La première chose qu’on exige d’une comptabilité, c’est d’être exacte, conforme aux choses qu’elle exprime. L’argent doit être conforme à la production ou à la destruction de richesse. Suivre le mouvement de la richesse : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; production automatique, argent automatique ; gratuités dans la production, gratuités dans l’argent.

    L’argent doit être au service des producteurs, à mesure qu’ils en ont besoin pour mobiliser les moyens de production. C’est possible, puisque cela s’est fait, du jour au lendemain, dès que la guerre fut déclarée en 1939. L’argent, qui manquait partout depuis dix années, est venu soudain ; et pendant les six années de guerre, il n’y a plus eu aucun problème d’argent pour financer toute la production possible et requise. L’argent peut donc être, et doit être, au service de la production publique et de la production privée, avec la même fidélité qu’il fut au service de la production de guerre. Tout ce qui est physiquement possible pour répondre aux besoins légitimes de la population doit être rendu financièrement possible. Ce serait la fin des cauchemars des corps publics. Et ce serait la fin du chômage et de ses privations, tant qu’il reste des choses à faire pour répondre aux besoins, publics ou privés, de la population.

    Le Crédit Social préconise la distribution d’un dividende périodique à tous. Disons une somme d’argent versée chaque mois à chaque personne, indépendamment de son emploi — tout comme le dividende versé au capitaliste, même quand il ne travaille pas personnellement. On reconnaît que le capitaliste, qui place de l’argent dans une entreprise, a droit a un revenu sur son capital, revenu qui s’appelle dividende. Ce sont d’autres individus qui mettent son capital en œuvre, et ces autres-là sont récompensés pour cela, en salaires. Mais le capitaliste tire un revenu de la seule présence de son capital dans l’entreprise. S’il y travaille personnellement, il tire alors deux revenus : un salaire pour son travail et un dividende pour son capital. Eh bien, le Crédit Social considère que tous les membres de la société sont capitalistes. Tous possèdent en commun un capital réel qui concourt beaucoup plus à la production moderne que le capital-piastres ou que le travail individuel des employés.

    Il y a d’abord les ressources naturelles du pays, qui n’ont été produites par personne, qui sont une gratuité de Dieu à ceux qui habitent ce pays. Puis, il y a la somme des connaissances, des inventions, des découvertes, des perfectionnements dans les techniques de production, de tout ce progrès, acquis, accumulé, grossi et transmis d’une génération à l’autre. C’est un héritage commun, gagné par les générations passées, que notre génération utilise et grossit encore pour le passer à la suivante. Ce n’est la propriété exclusive de personne, mais un bien communautaire par excellence. Et c’est bien là le plus gros facteur de la production moderne. Supprimez seulement la force motrice de la vapeur, de l’électricité, du pétrole — inventions des trois derniers siècles — et dites ce que serait la production totale, même avec beaucoup plus de travail et de bien plus longues heures par tous les effectifs ouvriers du pays.

    Sans doute, il faut encore des producteurs pour mettre ce capital en rendement, et ils en sont récompensés par leurs salaires. Mais le capital lui-même doit valoir des dividendes à ses propriétaires, donc à tous les citoyens, tous également cohéritiers des générations passées. Puisque ce capital communautaire est le plus gros facteur de production moderne, le dividende devrait être capable de procurer à chacun au moins de quoi pourvoir aux besoins essentiels de l’existence. Puis, à mesure que la mécanisation, la motorisation, l’automation, prennent une place de plus en plus grande dans la production, avec de moins en moins de labeur humain, la part distribuée par le dividende devrait devenir de plus en plus grosse. Voilà une tout autre manière de concevoir la distribution de la richesse que la manière d’aujourd’hui. Au lieu de laisser des personnes et des familles dans la misère noire, ou de taxer ceux qui gagnent pour venir au secours de ceux qui ne sont plus utilisés par la production, on verrait tout le monde assuré d’un revenu basique par le dividende. Ce serait en même temps un moyen, bien approprié aux grandes possibilités productives modernes, de réaliser dans la pratique le droit de tout être humain à l’usage des biens matériels. Droit que chaque personne tire du seul fait de son existence.

    Nombreux, en plusieurs pays, ceux qui voient dans le Crédit Social de Douglas ce qui a été proposé de plus parfait pour servir l’économie moderne d’abondance, et pour mettre les produits au service de tous. Il reste à faire prévaloir cette conception de l’économie, pour qu’elle devienne une réalisation dans la pratique. Malheureusement, au Canada, des politiciens ont galvaudé les deux mots « Crédit Social » en les prenant pour désigner un parti politique. C’est le plus grand tort qui ait jamais été fait à là compréhension et à l’expansion de la doctrine de Douglas. C’est devenu une source de confusion et une cause de défiance. Bien des gens refusent a priori d’entendre parler de Crédit Social parce qu’ils y voient un parti politique, et ils ont déjà donné leur allégeance à un autre parti. Pourtant, le Crédit Social, authentiquement compris, n’est pas du tout un parti politique. C’est exactement le contraire. Le fondateur même de l’école créditiste, C.H. Douglas, connaissait certainement mieux sa doctrine que n’importe qui ; infiniment mieux surtout que les petites têtes enflées qui veulent se servir de l’idée superficielle qu’ils en ont pour essayer de satisfaire leurs ambitions politiques. Or, Douglas a déclaré carrément qu’il y a incompatibilité entre Crédit Social et politique électorale. Parti politique et Crédit Social sont deux termes qui s’excluent l’un l’autre, par leur nature même, par leur but, leur moteur, leur esprit. Les principes du Crédit Social reposent sur une philosophie. Et cette philosophie donne la priorité à la personne sur le groupe, sur les institutions, sur le gouvernement lui-même. Toute activité faite au nom du Crédit Social authentique doit être une activité au service des personnes.

    C’est un tout autre moteur qui anime et oriente les activités d’un parti politique. Tout parti politique, ancien ou nouveau, a pour but premier de conquérir ou de garder le pouvoir, de devenir ou de rester le groupe qui gouvernera le pays. C’est la recherche du pouvoir pour un camp. Le Crédit Social, au contraire, conçoit le pouvoir redistribué à tous : le pouvoir économique, par un dividende périodique permettant à chaque individu de passer des commandes à la production de son pays ; le pouvoir politique, en faisant de l’État, des gouvernements à tous les échelons, la chose des personnes, et non pas les personnes la chose de l’État. C’est le gouvernement qui intéresse les partis politiques. Tandis que c’est la personne, l’épanouissement de la personne qui intéresse le vrai créditiste. La politique de parti porte les citoyens à abdiquer leur responsabilité personnelle, le parti mettant toute l’importance sur le vote, sur un acte de quelques secondes que le citoyen accomplit caché derrière un écran, après avoir été servi de ragoût électoral à toutes les sauces pendant quatre semaines. Le Crédit Social, au contraire, apprend aux citoyens à prendre eux-mêmes leur responsabilité, en politique comme dans le reste, et en tout temps, se faisant la surveillance et la conscience des gouvernements, clamant la vérité et dénonçant les injustices sans répit partout où elles se trouvent. Tout parti politique contribue à diviser le peuple, les partis luttant les uns contre les autres à la recherche du pouvoir. Or, toute division affaiblit. Un peuple divisé, affaibli, se fait mal servir. La doctrine du Crédit Social, au contraire, rend les citoyens conscients des aspirations fondamentales communes à toute personne. Un mouvement créditiste authentique apprend aux citoyens à s’unir pour des demandes sur lesquelles tous s’accordent, à faire au besoin des pressions concertées sur les gouvernants, quelle que soit l’équipe au pouvoir. C’est pour cela que le journal “Vers Demain” recommande en politique la pression du peuple groupé en dehors des parlements, mais agissant sur les gouvernements, afin que les élus du peuple légifèrent dans le sens du Crédit Social.
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    ▶ Documentaire - Fascinant Chiffre 7 - YouTube
    Pourquoi le chiffre 7 occupe-t-il une place privilégiée dans la plupart des cultures ? Une enquête passionnante convoquant science et religion.

    Les sept jours de la semaine, les bottes de sept lieues, les sept merveilles du monde, le septième ciel… Pourquoi, depuis des milliers d'années, le chiffre 7 est-il un symbole positif et occupe-t-il une place privilégiée dans la plupart des cultures ? Pourquoi les architectes du Moyen Âge construisaient-ils les cathédrales en respectant souvent les proportions fondées sur le 7 ?

    Pourquoi retrouve-t-on ce chiffre si souvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament ? Entre science et religion, au cours d'un périple en Égypte et en Israël, Udo Vieth mène une enquête passionnante auprès de théologiens, de rabbins, d'informaticiens et de philosophes pour éclairer les origines de cette fascination mystérieuse.
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    ▶ Colères du temps / part 1/5 - Vidéo Dailymotion
    2002/2003 Deux ans de lutte sociale en France, deux ans de colere.

    Un appercu de quelque unes des luttes sociale de ces deux années en France.
    Certaines visionaires, d'autres encore et toujours d'actualité.
    Des Big Brother Awards recompansant les personalités et entreprises
    s'étant particulierement illustrée dans la destruction de nos libertés individuelles,
    a la lutte des intermitents contre la précarité dans le spectacle, et plus généralement
    dans toute la société.
    Prises de parolées, actions, manifestation, experiences alternatives...
    La vie de la contestation.
    Contre la guerre en Irak, en soutient aux sans papier du monde entier,
    contre les sommets des rapaces de ce systeme, pour la creation de lieux alternatifs,
    Contre les médias lobotomisant, pour une information libre et populaire,
    contre cette télé qui nous isole, pour les rencontres qui nous rapprochent,
    contre le sécuritaire, pour la liberté,
    contre la misere, pour le partage des richesses!

    Enfin, contre tout ces gens, politiques ou dirigeants economique,
    de gauche, de droite, fascisant, exploiteurs, ou couvert d'un
    vernis pseudo-humaniste, qui nous "gouvernent" ou aimeraient nous
    gouverner, qui pretendent savoir ce qui est bon pour nous alors
    que nous seul pouvons en decider.
    Tant qu'il y aura des riches et des pauvres, la lutte aura lieu d'etre.
    Tant qu'on ne jouira pas de nos libertés, la lutte aura lieu d'etre.

    En cette "année" électorale qui s'annonce fumeuse, il est bon de se rappeller
    les responsabilités de chacun. Qui nous maintient la tete dans la boue,
    et comment nous en sortirons par nos propres moyens.

    Une production Regarde a vue:
    http://www.regardeavue.com/
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  • Cia : Prisons secrètes 1/3 - TagTélé
    À travers le monde, les Etats-Unis gardent des détenus dans des prisons extraterritoriales et étrangères dans lesquelles il n’est pas permis de contrôler des allégations de mauvais traitements. Les Etats-Unis ont aussi été accusés d’envoyer des personnes soupçonnées de terrorisme dans des pays étrangers reconnus comme utilisant la torture pour soutirer les informations désirées. Le cas classique, évidemment, a été celui de la base de Guantánamo à Cuba, que l’administration Bush a intentionnellement choisi afin que plus de 700 détenus de quelques 44 pays soient gardés hors de porté des juridictions américaines ou de quelque autre juridiction. Le gouvernement des Etats-Unis a énoncé que les tribunaux américains n’auraient pas eu compétence sur ces détenus même s’ils avaient été torturés ou exécutés sommairement. Toutefois, la base de Guantánamo pourrait ne pas représenter le problème le plus grave; la base pourrait même servir de diversion pour des cas plus extrêmes. Peut-être de peur que la base de Guantánamo soit un jour sous la juridiction des tribunaux fédéraux américains, l’administration Bush n’y garde pas ses détenus les plus recherchés. Les suspects d’actes de terrorisme comme Ramzi bin al-Shibh et Khalid Sheikh Mohammed sont plutôt gardés dans des lieux de détention secrets à l’étranger, sans autorisation de visites par des membres de la Croix Rouge ou par tout autre observateur neutre pouvant évaluer leurs conditions de détention.
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    - http://www.tagtele.com/videos/voir/44320/ - Signaler un lien mort
    CIA Docu Politique Pouvoir Propagande Psychologie Racisme Terrorisme USA
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    ▶ 3000 Regards - Réedition 2012 - Partie 1 : Le regard des ados - YouTube
    Le documentaire 3000 Regards est apparu sur le Net en Février 2007. Réalisé par l’association Brouillon 2 Kulture, ce socio-Documentaire a été tourné dans le quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois (93).

    Voici le résumé du documentaire : "Après les révoltes urbaines de novembre 2005, quel constat gardons nous de la médiatisation à outrance des quartiers dit "sensibles" de la banlieue parisienne ? Et comment la population de ces quartiers à ressenti cette pression médiatique ? C’est à partir de ces questions que nous avons fait ce documentaire. Pour nous l’important n’était pas de montrer le spectaculaire mais plutot de donner la parole à ces personnes qui elles aussi condamnent la violence. Des interviews d’ados et d’adultes bénévoles s’impliquant pour leur quartier et qui éspèrent toutes que les choses changent. Comment voient ils leur quartier, et leur conditions de vie, ici, où les caméras ne sont de sortie que lorsque ca brûle.

    Tourné entre mars et juin 2006 dans le quartier de la Rose de Vents ("Les Trois Milles") à Aulnay-sous-Bois (93)."
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